Société

Ancien champion de danse hip-hop, chorégraphe de France Gall et proche de Christiane Taubira, Steevy Gustave est dans la politique depuis bientôt 20 ans. Elu maire-adjoint à Bretigny-sur-Orge en 2008, le natif du Val d'Orge a passé un nouveau cap le 16 février dernier en étant élu conseiller communautaire à Cœur Essonne. Atypique, le Martiniquais entend bien continuer son combat contre le communautarisme. Interview.

L’esprit LKP souffle-t-il sur la Réunion ? Oui, à en croire les pancartes présentent au rassemblement du 8 avril sur la plage de l’Hermitage à Saint-Gilles-les-bains. « Liannaj Kont Pwofitation » pouvait-on lire sur une pancarte brandie par les manifestants réunis par le Koléktif Union Rényoné Résponsab (KURR) pour un rassemblement pique-nique sous les filaos.

L’Office de l’Eau de Guadeloupe possède désormais une antenne à Pointe-à-Pitre. Un tout nouveau local de 200 m² situé à Lauricisque, inauguré en grande pompe, le 22 mars. De nombreux acteurs de l’eau et personnalités politiques étaient présents. Outre l’inauguration du lieu, 8 conventions ont été signées.

Enseignante d’anglais à la retraite, Lucette Vairac est la nouvelle présidente du Conseil de la Culture de l’Education et de l’Environnement (CCEE) de Guadeloupe. Elle a succédé à Jean-Jacques Jérémie le 23 février 2018 suite au vote d’un nouveau conseil à l’hôtel de Région à Basse-Terre. Pour elle, c’est un aboutissement. En 20 ans d’activité au conseil, elle est passée par tous les postes, elle connaît donc très bien l’institution. Pour rappel, le CCEE a été créé pour donner des avis ou éclairer l’exécutif régional sur les choix à faire en matière d’éducation, de culture et d’environnement. Cette structure existe uniquement dans les départements d’Outre-mer. Elle cohabite avec le Conseil Économique et Social  Régional (CESR), présent dans chaque région française.

OUTREMERLEMAG : Quels seront vos priorités durant votre mandat ?

Lucette VAIRAC : J’aimerais donner plus de visibilité aux actions du CCEE. Toutes nos initiatives ne sont pas forcément connues du grand public alors que nous représentons la société civile. » Concernant l’éducation, j’espère continuer le travail déjà entamé sur le système éducatif en Guadeloupe. Du côté de la mobilité, le CCEE va œuvrer sur « la problématique des embouteillages. Il faut très souvent anticiper ses déplacements. Parfois la raison du blocage n’est pas connue ce qui aiguise l’énervement des automobilistes. Le Guadeloupéen doit pouvoir aller travailler, se déplacer, sur tout le territoire sans pour autant prendre sa voiture. Un bon réseau public de bus serait déjà une belle avancée. On pourrait aussi penser à différer les horaires de travail. Cela permettrait une meilleure fluidité du trafic. »

OLM : Le dossier de l’environnement sera également cardinal ?

L.V : En matière d’environnement, il faut absolument qu’il y ait une éducation qui soit faite sur les déchets.Nous payons une taxe sur les déchets blancs ; ce n’est pas normal de les voir pourrir sur le bord de routes. Les enfants sont très sensibles aux thématiques écologiques, ils le seraient davantage si les adultes montraient l’exemple. Sans parler de la mauvaise image que cela donne pour le tourisme. Il faut renforcer la communication pour démontrer aux citoyens l’impact nocif des ordures jetées dans la nature. Cela passe notamment par la réduction de la consommation. Il est temps de faire les gestes éco-citoyens et de trouver un moyen de changer de système. 

OLM : En ce début d’année 2018, la culture fait grise mine en Guadeloupe après l’annulation du Terra Festival, et le report du FEMI. Comment continuer à encourager la tenue de grands festivals ?

L.V : La culture est un moteur économique trop souvent oublié. Or la culture peut, non seulement, être vecteur d’emploi, mais aussi servir au tourisme. Les touristes ne sont plus seulement des gens qui viennent chercher le soleil. Aujourd’hui, ils ont besoin de voir le patrimoine de la Guadeloupe. Cela passe par des musées, des parcs naturels, et aussi des spectacles. Il est important de donner aux Guadeloupéens et aux touristes, des offres culturelles plus variées. Mais il faut également que la population connaisse ses propres artistes. A l’époque le centre des arts jouait ce rôle. Actuellement la région s’attelle à ouvrir un centre d’art contemporain. C’est une très bonne chose car le Guadeloupéen a besoin de faire vivre sa culture. Le FEMI était un festival ancré dans les esprits. J’ai cru comprendre que son annulation venait difficultés financières. C’est vraiment dommage.

 

Alizé Utteryn y est parvenue. Alors qu’elle effectue un voyage à New York à l’âge de 15 ans, elle se fait la promesse qu’un jour elle viendrait vivre et travailler là-bas. Plus de vingt ans après ce voeu, la promesse est tenue. Alizé peut commencer à regarder dans le rétroviseur et admirer son parcours. Née en Guyane, la cheffe d’entreprise a grandi en Métropole. Elle est passée un peu partout en région parisienne, de Champigny sur Marne à Issy-les-Moulineaux. C’est à Paris qu’elle obtient son Master en Ressources Humaine. La voici Directrice des ressources humaines au sein d’une filiale de Danone en Seine-Saint-Denis.

La ville de Petit-Bourg a organisé en ce jour de la journée internationale des droits de la femme une conférence-débat autour de la femme politique en Guadeloupe, à la salle ACL. Lucette Michaux-Chevry, véritable patrimoine vivant de la politique en Guadeloupe, était invitée à livrer son témoignage. Á noter la présence du député Olivier Serva.

« Dans cette société, que tu le veuilles ou non, le potomitan c’est la femme ! » C’est par cette phrase que Lucette Michaux-Chevry a conclu son intervention devant un parterre admiratif. Elle est la première femme guadeloupéenne à être présidente de Département et de Région et elle a l’art de captiver l’auditoire, qu’il soit de son bord politique ou non. C’est également la première femme guadeloupéenne à être élue sénatrice. Lors de cette conférence, s’est présentée au pupitre une dame qui vient de fêter ses 89 ans et qui, comme pourrait le faire une mère, donne des conseils aux jeunes femmes (notamment politiques) présentent dans l’auditoire. « En moi, il y a toujours eu cette espèce de rage de ne pas baisser les yeux. » commence-t-elle son discours en abordant son enfance et son rapport avec sa mère. « Elle a vite compris que même si je prenais une claque, je ne baisserais jamais le regard ». Cette force qu’elle possédait toute jeune ne l’a jamais quittée. Cela lui a permis de conquérir le respect des plus hauts dignitaires de l’État. « En 1986, Mitterand m’envoie en Autriche pour parler des minorités. Lorsque que j’ai découvert le texte que l’on m’avait écrit, j’ai refusé de lire en public. Je ne lis pas un texte qui me place en position de faiblesse. Mitterand m’a admiré depuis ce jour car il s’est rendu compte que j’avais des convictions. » Ensuite Lucette Michaux-Chevry a narré son entente avec Gerty Archimède. Durant toute sa carrière politique, cette « fanm doubout » a été victime de brimades pour être qui elle est : née femme et vouloir porter haut la parole du peuple. « J’ai vécu tout le mépris qu’aucune femme aurait pu ou aurait dû subir. On s’est attaqué à moi, à ma famille, on a menacé mes enfants. » Outre les remarques sur son rôle de femme, Lucette Michaux-Chevry a très vite compris qu’elle ne devait pas tomber dans les travers du jeu de charme pour s’imposer dans ce milieu masculin. Elle l’explique par cette formule limpide : « Tu ne m’auras jamais par le ventre. Tu m’auras par la tête. »

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(Lucette Michaux-Chevry et Julien Merion ont animé la conférence)

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(Le député LREM, Olivier Serva, était très attentif aux paroles de son ainé).

64 ans de vie politique

Lucette Michaux-Chevry a eu le temps durant sa carrière politique (qui n’est pas terminée) de voir l’évolution de l’archipel et de sa gouvernance. « À l’époque il y avait un peuple derrière toi. On ne te demandait rien. » Et à ce moment-là, la présidente du Sud Basse-Terre délivre un message plein de lucidité et de sagesse. Olivier Serva n’est plus là pour l’entendre. « La politique c’est donner de soi, être à l’écoute des gens. Avec ce peuple rempli d’affectivité, on se doit d’être à l’écoute. Si tu n’aimes pas cette population, si tu ne sais pas l’écouter ; alors ne fais pas de politique. » Là, elle marque un temps d’arrêt comme pour bien marquer la césure et tout en articulant bien, elle dit lentement « ce qui est important en politique, c’est ta capacité à t’oublier toi. » Puis elle remonte dans les tours. « Combien de politiques prennent de leur temps pour passer le dimanche avec les gens ? Dire que tu vas construire des logements sociaux, les gens s’en moquent, c’est ton métier de faire cela, ils veulent de l’écoute. Aujourd’hui, les politiques sont devenus des fonctionnaires. » La présidente de Grand Sud Caraïbe a également témoigné de son attachement sa terre et à sa volonté de ne pas se faire marcher sur les pieds par Paris. « Les ministres ne sont que de passage, ils ne sont là qu’une seconde » lance-t-elle implacablement. Il ne faut pas qu’ils disent ou qu’ils fassent ce qu’ils veulent explique-t-elle, relatant une mise au point qu’elle a faite lors de la réunion sur l’eau avec les ministres (LIRE NOTRE ARTICLE). Avant de lâcher toujours avec la fougue qui l’anime « douvan léta , swa ou ka kouché, swa ou doubout ! 

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(de gauche à droite : Sonia Taillepierre, adjointe à la mairie de Petit-Bourg et conseillère régionale, Lucette Michaux-Chevry et Gersiane Galas-Bondot, conseillère régionale).

Cinq mois après le passage de Maria, la Communauté d’Agglomération Grand Sud Caraïbe (CAGSC) a organisé une réunion, le 8 février 2018, avec les usagers de la piscine et du stade de Rivière des Pères, afin de faire un point sur le diagnostic ainsi que sur les travaux à mener.

Jenny Hippocrate a été nommée le 27 décembre 2017, au Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER) d’Île de France comme conseillère au groupe du 4ème collège qui regroupe 15 personnes qualifiées.

C’est  à la Médiathèque Paul Mado que s’est tenu le colloque consacré à l’Ecole du Succès sur le thème : « L’école en 2015, ses chemins de traverse, les ados en décrochage scolaire, les signes d’une inadaptation ».

Le Grand Port Maritime de Guyane (GPMG) répond aux enjeux de positionnement, de développement et de performance de la place portuaire et par voie de conséquence de la Guyane.

Il met en œuvre un grand projet stratégique qui nécessite la réalisation d’études d’accompagnement comme vous  pourrez le découvrir dans le document à télécharger à la fin de l’interview.
Outremerlemag a rencontré son Directeur de Prospective et de développement , Monsieur Rémy Louis Budoc.

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