Elles s’étaient réunies en l’église de Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre pour dire adieu à Mérita Félix. Les cuisinières de Guadeloupe ont rendu un dernier hommage à leur ancienne Présidente qui s’est éteinte le mardi 15 mai à l’âge de 72 ans. La cérémonie s’est déroulée dans une certaine intimité, avec seulement la famille et les amis et organisée par Rony Théophile, le vice-président de l’association des cuisinières de Guadeloupe.

Dans le pur respect de la tradition centenaire, les cuisinières étaient habillées en noir ou en blanc et ont fait une haie d’honneur à celle qui a été leur présidente pendant 8 ans (2006-2014).

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Ensuite comme pour toutes leurs sorties public, les cuisinières ont formé un cortège s’engouffrant dans les petites rues de Pointe-à-Pitre au son funéraire de tanbouchan conques et de chachas.

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Véritable patrimoine vivant, les cuisinières respectent un protocole rigoureux lors de toutes leurs sorties. Là, elles avaient mis leur tablier bleu marine avec les initiales du saint patron (voir encadré) le poisson et le gril, bordés de blanc. Chez les cuisinières tout est symbole.

Les plus illustres cuisinières, toutes de noires vêtues marchaient à reculons devant le corbillard, le buste penché en avant et en frappant des tasses en fer accrochées à un panier. Comme pour toute procession des cuisinières, elles ont à la main des tap-tap (ancien instrument d’appel des gens de maison) et des clochettes pour annoncer l’arrivée du convoi mortuaire. Cependant, contrairement à la fameuse fête des cuisinières du mois d’août, les paniers étaient vides.

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Ensuite le cortège s’est dirigé lentement vers le cimetière de Pointe-à-Pitre.

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Saint Laurent de Rome :

Homme d’Eglise du 3ème siècle après J-C, Saint-Laurent a subi la fureur de l’empereur Valérien qui l’aurait accusé d’avoir dilapidé les trésors de l’Eglise pour les pauvres et les nécessiteux. L’empereur l’a condamné à la torture et il mourut en martyr sur un gril. Durant son agonie, il aurait dit « Voici, misérable, que tu as rôti un côté, retourne-le et mange. » Depuis, il est devenu le Saint-Patron de cuisiniers.

Histoire des cuisinières :

Le 14 juillet 1916 est créer la Société de secours mutuel des cuisinières à la suite des difficultés rencontrées par une employée de maison pour organiser l’enterrement de son mari. Et cela fait plus de cent ans que cette mutualité dure et que ces femmes (et quelques hommes) perpétuent sans faillir le patrimoine culinaire et vestimentaire de la Guadeloupe.

 

L’association Arts au pluriailes espère lancer un nouveau mouvement culturel en Guadeloupe, celui des Créations Nomades. Le principe est simple, permettre à des artistes de sortir de leur discipline, de leur insularité, le temps d’un processus de création. La première nomade a eu lieu au mois d’avril à New-York dans le quartier de Brooklyn. Joelle Fifi, artiste Guadeloupéenne et présidente de l’association Arts au pluriailes, à l’initiative de ce projet, a donné rendez-vous au public le samedi 5 mai au Mémorial ACTe pour un retour d’expérience.

Jeudi 10 et vendredi 11 mai 2018, la Région Guadeloupe présente la 1ère édition du Colloque "Sports en Guadeloupe", sous le haut patronage de Mr Guy Roux, ancien entraîneur de Football de l’AJ Auxerre et au RC Lens.
Le Colloque Sport en Guadeloupe rassemblera l'ensemble de l'écosystème du sport de l’archipel, autour de sujets concernant les pratiques du Sport en Guadeloupe.

Cap Excellence passe à la Phase 2 de la rénovation urbaine. Le 24 avril, en présence de Benoît Zeller, directeur adjoint de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU), les élus de l’agglomération ont signé un protocole de préfiguration de l’acte 2 de la rénovation urbaine de Cap’Excellence. Ce protocole permettra de désenclaver des quartiers, rénover des immeubles ou détruire des bâtiments trop insalubres. Concrètement, cela se traduit par la réhabilitation de Vieux-Bourg (Abymes) ou Carénage, le désamiantage des Tours Gabarre ou encore la valorisation du littoral. « Avec le lancement de cet acte 2, nous franchissons une étape de plus dans le développement de l’agglomération » s’est enthousiasmé Jacques Bangou, vice-président de Cap’Excellence à la signature de la convention.

Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault, Les Abymes passent la main

La phase 1 de la rénovation urbaine a été menée par les trois communes de l’agglomération, mais à présent c’est Cap’Excellence qui en aura la gouvernance. « Ce Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine (NPNRU) sera l’instrument essentiel de transformation des quartiers de Vieux-bourg, les Lauriers, Chemin neuf, Carénage, Darbousier, Mortenol ou encore grand camp. » se félicite Eric Jalton, président de Cap’Excellence. Avant de poursuivre l’énumération des quartiers qui nécessitent des interventions. Quartier des trois villes membres comme Fond Richer (Baie-Mahault), ou Boiripeaux, Dugazon ou Petit-Pérou (Abymes). « Il s’agit de quartiers qui concentrent encore toutes les causes et manifestations de l’exclusion » constate avec emphase Eric Jalton. Devant cette urgence sociale, la problématique du transport est primordiale. L’accessibilité aux bus notamment permet un plus grand désenclavement des populations qui se situent pourtant dans une très grande zone urbanisée.

Trois axes majeurs de la rénovation urbaine

La vertu de la rénovation urbaine n’est pas seulement immobilière. Elle est le souffle nouveau qui devrait permettre de pallier au dysfonctionnement des quartiers relevant de la politique de la Ville. En ce sens ce NPNRU de Cap’Excellence va permettre de consolider 3 piliers essentiels : la cohésion sociale, le cadre de vie et le développement de l’économie. L’axe « cohésion social » permettra de mettre en œuvre des actions visant le soutien aux familles et au renforcement des liens intergénérationnels ainsi qu’à une plus grande ouverture à la culture et au sport. Mais pour que tout cela soit possible il faut que le cadre de vie soit « agréable ». Ce qui fait dire à Josette Borel-Lincertin présidente du Département, « des conditions de vie décentes, c’est ce qui permet de mieux vivre ». Par conséquent, outre la rénovation du bâti, l’implantation d’espaces verts, la mobilité des habitants  et bien sûr l’implantation de nouvelles activités.Ce qui nous emmène au 3ème axe, le développement économique et de l’emploi. C’est bien entendu un enjeu majeur dans ces trois villes et plus généralement en Guadeloupe. Le cœur de ce protocole de préfiguration est de réduire la disparité entre le quartiers prioritaires et l’ensemble des quartiers de l’agglomération.

Le budget de cette 2ème phase de rénovation urbaine :

ADEME : 555 500 €

ETAT : 1 053 150 M €

CAP’EXCELLENCE : 4 196 069 M €

FEDER : 604 058 €

CONSEIL REGIONAL : 1 844 781 M €

CONSEIL DEPARTEMENTAL : 289 900 €

BAIE-MAHAULT : 207 525 €

ABYMES : 24 025 €

POINTE A PITRE : 1320 958 M €

BAILLEURS SOCIAUX : 10 236 250 M €

AUTRES : 7 718 680 M €

COUT TOTAL : 48 423 739 M €

5 manches en 2 week-ends, le championnat de Guadeloupe de Voile Traditionnelle a pris un sacré coup d’accélérateur. Traditionnellement étalé sur 4 mois, ce championnat nouvelle formule voulu par la plupart des patrons de canots, a montré toute ses promesses avec des bateaux à portée de vue et des courses très nerveuses. C’est vers cela désormais que les patrons de canots veulent tendre. Terminé les grandes courses qui partent des Saintes pour arriver à Sainte-Anne où l’on voit les bateaux soit au départ soit à l’arrivée. Maintenant la voile traditionnelle est devenue une vraie “course de motos” avec des dépassements constants et de vraies bagarres lors du passage aux bouées.

Une nouvelle monnaie vient d’entrer en vigueur en Guyane. Le Kwak fait partie du vaste réseau de monnaie locale. Sur le marché depuis fin mars, cette monnaie parallèle vise à apporter un souffle à l’économie locale, sans toutefois se substituer à la devise européenne. « Ça reste une monnaie complémentaire » annonce Meryll Martin président de l’Association Kwak La Guyane (AKLG), porteur du projet. Il détaille : « C’est une monnaie d’échange et non pas du troc. 1 euro égal 1 Kwak. Cette monnaie n’a pas pour but de remplacer l’euro, elle amène de la résilience car lorsqu’il y a aura une dévaluation de l’euro cela permettra plus de stabilité ». Par conséquent, mieux vaut ne pas échanger son salaire en Kwak. D’autant que pour l’heure, vous ne pouvez retirer des kwaks que chez une trentaine de commerçants principalement basés Cayenne et sa région. « Les démarrages sont toujours prudents » concède Meryll Martin, « on a mis 3 ans pour sortir les billets, on n’a pas eu de subventions, on est juste une équipe de bénévoles. Mais maintenant que la phase de mise en circulation des billets est opérée, le prochain challenge est de bien marquer l’ancrage territorial et ça se fera grâce à des services civiques et l’accompagnement de professionnels »

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Meryll Martin (à droite) échangeant un petit giraumon contre des kwaks. © AKLG

Le socle social de l’Amazonie

Le nom n’a pas été choisi au hasard. En Guyane, le kwak est une galette de manioc (qui prend le nom de kassav en Guadeloupe et en Martinique) et le manioc est le socle social de toute l’Amazonie. Il faut donc voir cette monnaie comme le symbole d’un retour à l’échange à échelle locale. Mais pas que. L’utilisation du Kwak est l’affirmation d’un engagement politique pour des produits locaux. « Il faut presque le voir comme un label et non plus comme un billet » souligne Meryll Martin. Le Guyanais prend également exemple sur le Brésil voisin. « Dans une favela à Fortaleza, ils ont mis en place une monnaie locale complémentaire. Cela a permis de relocaliser les échanges. Car beaucoup d’habitants allaient dépenser leurs réals en dehors du quartier. L’utilisation d’une monnaie locale a permis une plus grande autonomie du quartier en plus de le valoriser économiquement. Pour nous c’est peut-être l’occasion de s’émanciper davantage. » Le président de l’AKLG n’est même pas hostile à une monnaie locale transfrontalière (Surinam, Guyane et Brésil), valorisant un véritable écosystème financier.

Comment trouver des Kwak et payer en Kwak ?

Chez des commerçants membres de l’association Kwak Lagwiyann, vous pourrez échanger des euros contre des kwaks. Mais avant de recevoir les « billets maniocs » il vous faudra adhérer à l’association et ainsi signer la charte de l’AKLG.

Le Kwak en quelques chiffres :

-    30 000 billets imprimées

-    60 adhérents à l’association pour le moment

-    Objectif : toucher les 22 communes de la Guyane.

L’exemple du Wir en Suisse :

Le Wir est une monnaie locale suisse, créée en 1934 pour pallier au krach boursier de 1929. L’existence de cette monnaie parallèle au Franc suisse dure depuis 80 ans et assure une certaine souplesse au fonctionnement d’ensemble de l’économie locale. Aujourd’hui, elle est mise en circulation par sa propre banque, la Banque Wir, et elle est utilisée par 60 000 entreprises qui l’utilisent comme unité de compte et monnaie de règlement.  

jeudi, 19 avril 2018 15:53

Willy Bissainte : C La Guadeloupe

Le Guadeloupéen va participer à sa 3ème Route du Rhum et cette fois-ci, « c’est pour la gagner » a-t-il affirmé. Après une très belle sixième place en 2014, Willy Bissainte revient 4 ans après avec la conviction de remporter la prestigieuse course entre Saint-Malo (Ile-et-Villaine) et Pointe-à-Pitre. Une aventure qu’il va mener en partenariat avec le Conseil Départemental.

Nouvelle catégorie, nouveau bateau.  Le Pointois a revu ses ambitions à la hausse avec l’aide de partenaires solides comme le Conseil Départemental. Après 2010 en classe 40, et 2014 en classe Rhum, le skipper de 47 ans s’engage cette année en classe 50 où l’attendent une cinquantaine de concurrents. Willy Bissainte est confiant. D’ailleurs, il n’hésite pas à rappeler qu’il a été « le premier des 122 skippers à être qualifié pour cette transat grand large ». Certes, la Route du Rhum est un parcours du combattant mais au bout de deux participations le Guadeloupéen a bien cerné les aspérités d’une très longue préparation. Aussi, a-t-il démarré son entraînement dès 2015. L’achat d’un bateau performant (taillé pour le Vendée-Globe) en novembre 2017 est venu asseoir ses ambitions de classement.

Démarche écologique

Willy Bissainte est un homme responsable, éco-responsable même. Ce destrier qui lui permettra de galoper sur les vagues de l’Atlantique, fonctionne grâce à un hydro-générateur, aux panneaux solaires et au vent, bien entendu.

« Un nouveau souffle »

Trépignant d’impatience, c’est un Willy Bissainte souriant et loquace qui s’est présenté face à la presse sur les quais de Marina. Comme un symbole, son bateau est stationné à l’endroit exacte de l’arrivée de la première route du Rhum en 1978. Le poulain du Département, non sans fierté, ne s’est pas privé de le rappeler.  « C’est la première fois que le département est partenaire d’un bateau de la Route du Rhum » lance Josette Borel-Lincertin. Sur le même ton, le skipper a rappelé que ce partenariat avec la collectivité de Guadeloupe est un « nouveau souffle ». Le rendez-vous est pris le 4 novembre à Saint-Malo.

Ancien champion de danse hip-hop, chorégraphe de France Gall et proche de Christiane Taubira, Steevy Gustave est dans la politique depuis bientôt 20 ans. Elu maire-adjoint à Bretigny-sur-Orge en 2008, le natif du Val d'Orge a passé un nouveau cap le 16 février dernier en étant élu conseiller communautaire à Cœur Essonne. Atypique, le Martiniquais entend bien continuer son combat contre le communautarisme. Interview.

L’esprit LKP souffle-t-il sur la Réunion ? Oui, à en croire les pancartes présentent au rassemblement du 8 avril sur la plage de l’Hermitage à Saint-Gilles-les-bains. « Liannaj Kont Pwofitation » pouvait-on lire sur une pancarte brandie par les manifestants réunis par le Koléktif Union Rényoné Résponsab (KURR) pour un rassemblement pique-nique sous les filaos.

Le paysage de la voile traditionnelle de Guadeloupe a un nouvel horizon. Le championnat de Classe de Canot Saintois, organisé par l’association l’ANASA, aura lieu le 15 avril à la base nautique de Saint-François. Puis les 21 et 22 avril sur la plage de l’hôtel Arawak au Gosier. Avec cet événement, la voile traditionnelle espère enfin avoir le vent en poupe. 

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