jeudi, 19 avril 2018 15:53

Willy Bissainte : C La Guadeloupe

Le Guadeloupéen va participer à sa 3ème Route du Rhum et cette fois-ci, « c’est pour la gagner » a-t-il affirmé. Après une très belle sixième place en 2014, Willy Bissainte revient 4 ans après avec la conviction de remporter la prestigieuse course entre Saint-Malo (Ile-et-Villaine) et Pointe-à-Pitre. Une aventure qu’il va mener en partenariat avec le Conseil Départemental.

Nouvelle catégorie, nouveau bateau.  Le Pointois a revu ses ambitions à la hausse avec l’aide de partenaires solides comme le Conseil Départemental. Après 2010 en classe 40, et 2014 en classe Rhum, le skipper de 47 ans s’engage cette année en classe 50 où l’attendent une cinquantaine de concurrents. Willy Bissainte est confiant. D’ailleurs, il n’hésite pas à rappeler qu’il a été « le premier des 122 skippers à être qualifié pour cette transat grand large ». Certes, la Route du Rhum est un parcours du combattant mais au bout de deux participations le Guadeloupéen a bien cerné les aspérités d’une très longue préparation. Aussi, a-t-il démarré son entraînement dès 2015. L’achat d’un bateau performant (taillé pour le Vendée-Globe) en novembre 2017 est venu asseoir ses ambitions de classement.

Démarche écologique

Willy Bissainte est un homme responsable, éco-responsable même. Ce destrier qui lui permettra de galoper sur les vagues de l’Atlantique, fonctionne grâce à un hydro-générateur, aux panneaux solaires et au vent, bien entendu.

« Un nouveau souffle »

Trépignant d’impatience, c’est un Willy Bissainte souriant et loquace qui s’est présenté face à la presse sur les quais de Marina. Comme un symbole, son bateau est stationné à l’endroit exacte de l’arrivée de la première route du Rhum en 1978. Le poulain du Département, non sans fierté, ne s’est pas privé de le rappeler.  « C’est la première fois que le département est partenaire d’un bateau de la Route du Rhum » lance Josette Borel-Lincertin. Sur le même ton, le skipper a rappelé que ce partenariat avec la collectivité de Guadeloupe est un « nouveau souffle ». Le rendez-vous est pris le 4 novembre à Saint-Malo.

Publié dans Environnement

Le paysage de la voile traditionnelle de Guadeloupe a un nouvel horizon. Le championnat de Classe de Canot Saintois, organisé par l’association l’ANASA, aura lieu le 15 avril à la base nautique de Saint-François. Puis les 21 et 22 avril sur la plage de l’hôtel Arawak au Gosier. Avec cet événement, la voile traditionnelle espère enfin avoir le vent en poupe. 

Publié dans Culture

La loi de finances pour 2018 a définitivement été adoptée par l’Assemblée Nationale. Comme chaque année, c’est l’occasion pour le Centre de Gestion Agrée de Guadeloupe, la Chambre de Commerce et d’Industrie des Îles de Guadeloupe ainsi que l’Ordre des Experts-Comptables d’organiser une séance d’information et de débats sur les dispositions de cette loi à l’origine de nouveautés fiscales.

Publié dans Economie

Enseignante d’anglais à la retraite, Lucette Vairac est la nouvelle présidente du Conseil de la Culture de l’Education et de l’Environnement (CCEE) de Guadeloupe. Elle a succédé à Jean-Jacques Jérémie le 23 février 2018 suite au vote d’un nouveau conseil à l’hôtel de Région à Basse-Terre. Pour elle, c’est un aboutissement. En 20 ans d’activité au conseil, elle est passée par tous les postes, elle connaît donc très bien l’institution. Pour rappel, le CCEE a été créé pour donner des avis ou éclairer l’exécutif régional sur les choix à faire en matière d’éducation, de culture et d’environnement. Cette structure existe uniquement dans les départements d’Outre-mer. Elle cohabite avec le Conseil Économique et Social  Régional (CESR), présent dans chaque région française.

OUTREMERLEMAG : Quels seront vos priorités durant votre mandat ?

Lucette VAIRAC : J’aimerais donner plus de visibilité aux actions du CCEE. Toutes nos initiatives ne sont pas forcément connues du grand public alors que nous représentons la société civile. » Concernant l’éducation, j’espère continuer le travail déjà entamé sur le système éducatif en Guadeloupe. Du côté de la mobilité, le CCEE va œuvrer sur « la problématique des embouteillages. Il faut très souvent anticiper ses déplacements. Parfois la raison du blocage n’est pas connue ce qui aiguise l’énervement des automobilistes. Le Guadeloupéen doit pouvoir aller travailler, se déplacer, sur tout le territoire sans pour autant prendre sa voiture. Un bon réseau public de bus serait déjà une belle avancée. On pourrait aussi penser à différer les horaires de travail. Cela permettrait une meilleure fluidité du trafic. »

OLM : Le dossier de l’environnement sera également cardinal ?

L.V : En matière d’environnement, il faut absolument qu’il y ait une éducation qui soit faite sur les déchets.Nous payons une taxe sur les déchets blancs ; ce n’est pas normal de les voir pourrir sur le bord de routes. Les enfants sont très sensibles aux thématiques écologiques, ils le seraient davantage si les adultes montraient l’exemple. Sans parler de la mauvaise image que cela donne pour le tourisme. Il faut renforcer la communication pour démontrer aux citoyens l’impact nocif des ordures jetées dans la nature. Cela passe notamment par la réduction de la consommation. Il est temps de faire les gestes éco-citoyens et de trouver un moyen de changer de système. 

OLM : En ce début d’année 2018, la culture fait grise mine en Guadeloupe après l’annulation du Terra Festival, et le report du FEMI. Comment continuer à encourager la tenue de grands festivals ?

L.V : La culture est un moteur économique trop souvent oublié. Or la culture peut, non seulement, être vecteur d’emploi, mais aussi servir au tourisme. Les touristes ne sont plus seulement des gens qui viennent chercher le soleil. Aujourd’hui, ils ont besoin de voir le patrimoine de la Guadeloupe. Cela passe par des musées, des parcs naturels, et aussi des spectacles. Il est important de donner aux Guadeloupéens et aux touristes, des offres culturelles plus variées. Mais il faut également que la population connaisse ses propres artistes. A l’époque le centre des arts jouait ce rôle. Actuellement la région s’attelle à ouvrir un centre d’art contemporain. C’est une très bonne chose car le Guadeloupéen a besoin de faire vivre sa culture. Le FEMI était un festival ancré dans les esprits. J’ai cru comprendre que son annulation venait difficultés financières. C’est vraiment dommage.

Publié dans Société

Valérie Denux a très vite compris où elle mettait les pieds. Nommée le 7 mars 2018 par le Président de la République, elle a commencé son exercice le 15 mars. Au vu de la situation chaotique qui touche l’offre hospitalière en Guadeloupe (après l’incendie du CHU du 28 novembre 2017), Valérie Denux a commencé son travail en rencontrant la direction de l’hôpital. Son agenda annonçait ensuite la rencontre de deux responsables du comité de défense du CHU et ensuite la rencontre avec les médias. Force est de constater que la directrice imaginait tenir son agenda.

Premier hic, ce ne sont pas que Mona Hedreville et Gaby Clavier, les deux représentants du collectif de défense du CHU qui se sont présentés devant la directrice de l’ARS mais, au bas mot, une soixantaine de personnes travaillant au CHU : médecins, urgentistes, aides-soignants compris. Pas assez de chaises pour tout le monde. L’ancienne médecin en chef des armées se retrouve dans une petite salle avec face à elle, un personnel hospitalier à bout.

Deuxième hic, Valérie Denux annonce, avant même d’avoir énoncé son plan de travail, qu’elle n’a qu’un quart d’heure pour entendre le collectif. Elle développe ensuite l’action qu’elle compte mener en tant que nouvelle directrice de l’ARS et écoute ensuite successivement Gaby Clavier et Mona Hedreville qui lui résument la situation et leur volonté de délocaliser complètement le CHU. Ce à quoi,Valerie Denux redit encore une fois qu’elle juge l’opération trop dangereuse. Une fois le quart d’heure dédié à la rencontre avec les professionnels écoulé, Valérie Denux pense pouvoir se retirer pour une conférence de presse. Nenni, dira le personnel du CHU qui veut continuer de questionner la directrice sur la situation. Valérie Denux n’écoute pas, elle se lève et d’un air désolé annonce « qu’elle les rencontrera ultérieurement. » Ce n’est pas du goût de l’assemblée. Le ton monte.

 Yo bout

Après 5 minutes de flottement houleux entre les différentes parties, la directrice choisit finalement de rester et d’écouter afin de calmer les esprits. Pour que la réunion continue dans le calme et la détermination, Gaby Clavier s’exprime en ces termes :

 

Durant plus d’une heure, la parole tourne, les témoignages qui relatent le vécu des trois derniers mois sont emplis de colère. Selon eux « rien n’a été fait » et ils « gèrent tous seuls l’animation du CHU depuis l’incendie ».

 

L’historique de la situation a été parfaitement décrite par un urgentiste.

 

Interpellée sur les propos de la ministre de santé sur le principe de « nettoyage par tranches », la directrice annonce que les opérations commenceront par la tour Nord. Dans la foulée, une femme lui expose de façon médicale sa façon de penser.

 

Sentant la directrice de l’ARS ne changeant pas de discours, Mona Hedreville lui fait savoir qu’elle vient d’arriver dans un archipel avec son histoire et son infrastructure.

 

Débuté à 11h 30, la rencontre s’est achevée aux alentours de 13h avec une prise de rendez-vous le jeudi 22 mars avec l’ensemble du personnel afin de discuter au mieux des mesures à prendre. « Jeudi prochain j’aurai rencontré les experts et j’aurai une vision globale de la situation » a annoncé la nouvelle directrice de l’ARS Guadeloupe.

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La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, et le secrétaire d’État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, étaient en visite ministérielle en Guadeloupe en ce début mars 2018. Ils ont présidé une réunion sur la crise de l’eau sur le territoire. A cette occasion, les ministres ont reçu les élus de l’archipel (parlementaires, présidents d’agglomérations, maires, etc.) ainsi que des représentant d’usagers. Tous ont accueilli volontiers l’aide de l’État dans ce dossier (lire notre article). Cependant, difficiles pour certains d’enfouir de vieilles querelles.

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Le secrétaire d’Etat à la Transition écologique et la Ministre des Outre-mer sont arrivés au début du mois de mars 208 sur les terres guadeloupéennes pour annoncer des mesures concrètes pour sortir de la crise de l’eau. Voulant “forcer” les choses (lire notre article), ils se sont heurtés à l’ancienne Ministre.

Publié dans Politique

De visite en Guadeloupe, la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin, et le secrétaire d’État à la transition écologique, Sébastien Lecornu, ont présidé une réunion sur l’eau le 3 mars 2018, en Préfecture de Basse-Terre. Etaient présents les élus (parlementaires, présidents d’agglomération, maires, etc.) ainsi que des représentants des usagers de l’eau. Plusieurs mesures ont été annoncées par le gouvernement.

Publié dans Politique

Suite à l’élection, le 31 janvier 2018, de Simon Vainqueur à la tête de la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat de Guadeloupe (CMAR), l’un des candidats perdants, Franck Lasserre a décidé de porter plainte. Il aurait relevé des irrégularités durant le scrutin. Une accusation vivement contestée par Simon Vainqueur.

Publié dans Politique

Raymond Gama a présenté son nouvel ouvrage sorti en octobre dernier, « Les évolutions d’un grand domaine sucrier dans la Caraïbe (XVIIIème – XXème siècles) - le cas de Beauport à Port-Louis en Guadeloupe : La terre un moyen de production. » (Edition Lespwisavann), le 24 janvier dernier au musée de la canne de Beauport. Devant une soixantaine de personnes, Raymond Gama a parlé de son lien avec ce lieu et il a donné des pistes de lecture afin de pouvoir lire entre les lignes. Rencontre.

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