Environnement

Tel François Gabart, à la barre de son maxi-trimaran Macif,  dominateur sur la 11e Route du Rhum — Destination Guadeloupe, les festivités des villages officiels de la plus célèbre des transatlantiques en solitaire, ont été lancées en fanfare, vendredi à Basse-Terre et Pointe-à-Pitre. Au programme : des prestations musicales de qualité face à des publics enthousiastes à souhait.

Partis le 4 novembre 2018, de Saint-Malo, les skippers la Route du Rhum—Destination Guadeloupe, encore en course, foncent droit vers Pointe-à-Pitre. Les premiers du classement font tout pour y arriver dès ce week-end. Le leader de la course, François Gabart, a creusé l’écart avec son dauphin Francis Joyon. Macif va, en effet, beaucoup plus vite qu’Idec Sport, désormais pointé à plus de 120 milles nautiques. Positionnés depuis ce samedi, à moins de 900 milles (environ 1 600 km) de Pointe-à-Pitre les deux navigateurs n’ont qu’une idée en tête : rallier Pointe-à-Pitre le plus rapidement possible.  Dans quel ordre ? Il faudra attendre pour se prononcer. Une fortune de mer est vite arrivée.
Ce qui est certain c’est qu’ayant passé le tropique du Cancer, ils peuvent tous deux profiter pleinement des alizés pour les pousser vers les côtes guadeloupéennes. Déjà vainqueur en 2014, dans la catégorie Imoca (monocoque de 18,28 m) en 2014, François Gabart compte bien, cette fois, triompher au scratch avec son Ultime de 32 m.


OÙ SONT LES GUADELOUPÉENS ?

Le troisième du classement général, Armel Tripon (Réauté Chocolat) est beaucoup plus loin, à 2 000 milles (3 700 km environ) de Pointe-à-Pitre. Il est en Multi 50. Il a ravi cette troisième place au Saintois d’adoption Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton Arsep). Ce dernier est désormais 2e de cette catégorie et 4e du général, depuis qu’il a été contraint de faire demi-tour vers les Açores, pour une avarie sérieuse. Il faisait jusqu’ici une très belle course dans des conditions difficiles.
S’agissant des autres Guadeloupéens (de naissance ou d’adoption) pendant cette première semaine de course, ils ont connu des fortunes diverses et le bilan est plutôt mitigé : en Rhum multi, David Ducosson (Air Antilles – Cazeneuve Maxi Catamaran) est 19e ; en Rhum mono, Luc Coquelin (Rotary – La Mer pour tous) est 4e tandis que Willy Bissainte (C’La Guadeloupe) a abandonné vendredi, après avoir tenté en vain de réparer son bateau qui avait subi une avarie juste après le départ ; en Imoca, Damien Seguin (Groupe Apicil) est 8e ; et en Class40, Dominique Rivard (Marie-Galante April) est reparti et se situe à la 43e place, Rodolphe Sépho (Rêve de Large) est 18e ; Carl Chipotel (Pèp Gwadloup), qui a dû s’arrêter, est descendu à la 25e place. Quoi qu’il en soit, leurs supporters attendront leur retour, la ligne d’arrivée  étant en place jusqu’au 7 décembre.


DEUX VILLAGES BIEN ANIMÉS

En attendant les deux villages d’animation de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre ont procédé aux derniers petits réglages vendredi, et, dans la soirée, ils ont pu accueillir, dans de bonnes conditions, un public très nombreux et des artistes de grand talent, aussi bien sur le site du Mémorial Acte que sur l’esplanade du port de Basse-Terre. C’est là, face au front-de-mer du chef-lieu de la Guadeloupe, que se situe dernière marque du parcours avant l’arrivée, la « Bouée de Basse-Terre »,  une magnifique bouteille de rhum géante aux couleurs de la Région Guadeloupe que les skippers devront contourner avant de filer vers la baie de Pointe-à-Pitre.
Chaque soir, jusqu’au 25 novembre à Pointe-à-Pitre et jusqu’au 18 novembre à Basse-Terre, grâce un programme d’animation très riche, ces deux villages vivront au rythme de ces forçats de la mer, partis à la conquête des vagues d’Atlantique pour une aventure chaque fois plus exceptionnelle. Et cela fait quarante que ça dure…

Un public très nombreux et très enthousiaste au Mémorial Acte.

À 15 500 km de Nouméa en passant par Miami, 23 500 km en passant par Paris, et 16 heures de décalage, Pointe-à-Pitre est bien loin de la capitale de la Nouvelle-Calédonie. Pourtant, le référendum qui s’est déroulé, dimanche 4 novembre 2018, sur la question de la souveraineté de ce pays du Pacifique Sud, ne laisse pas indifférents les Guadeloupéens. On en veut pour preuve la conférence-débat qui a été organisée, quatre jours après le scrutin, à l’initiative du Centre d'analyse géopolitique et internationale (Cagi), pôle de recherche en sciences politiques de l’université des Antilles.

56,4 % contre 43,6 %. C’est le résultat brut du référendum d’autodétermination qui s’est déroulé, dimanche, en Nouvelle-Calédonie. Les 174 999 électeurs ont choisi de rester français. Pourtant, au soir de ce référendum, ce sont les perdants, les indépendantistes, qui faisaient la fête. Le score obtenu est assimilé à une victoire à leurs yeux. Avec dix points de plus, par rapport aux prédictions des sondages, ils montrent que la revendication d’indépendance est bien plus forte dans ce pays, qu’on ne peut l’imaginer.

Le ministère de la Culture ouvre une consultation publique afin d'évaluer si des difficultés subsistent dans l'achat de livres numériques en Outre-mer.

lundi, 05 novembre 2018 06:02

La Nouvelle-Calédonie reste française

Les 174 999 électeurs de la Nouvelle-Calédonie (280 460 habitants) ont répondu, ce dimanche, à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? ». La réponse est allée en faveur du maintien de l’archipel sous tutelle française, à plus de 56 %. Un scrutin historique, marqué par une très forte participation : plus de 80 %.

Jeudi 10 et vendredi 11 mai 2018, la Région Guadeloupe présente la 1ère édition du Colloque "Sports en Guadeloupe", sous le haut patronage de Mr Guy Roux, ancien entraîneur de Football de l’AJ Auxerre et au RC Lens.
Le Colloque Sport en Guadeloupe rassemblera l'ensemble de l'écosystème du sport de l’archipel, autour de sujets concernant les pratiques du Sport en Guadeloupe.

Cap Excellence passe à la Phase 2 de la rénovation urbaine. Le 24 avril, en présence de Benoît Zeller, directeur adjoint de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU), les élus de l’agglomération ont signé un protocole de préfiguration de l’acte 2 de la rénovation urbaine de Cap’Excellence. Ce protocole permettra de désenclaver des quartiers, rénover des immeubles ou détruire des bâtiments trop insalubres. Concrètement, cela se traduit par la réhabilitation de Vieux-Bourg (Abymes) ou Carénage, le désamiantage des Tours Gabarre ou encore la valorisation du littoral. « Avec le lancement de cet acte 2, nous franchissons une étape de plus dans le développement de l’agglomération » s’est enthousiasmé Jacques Bangou, vice-président de Cap’Excellence à la signature de la convention.

Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault, Les Abymes passent la main

La phase 1 de la rénovation urbaine a été menée par les trois communes de l’agglomération, mais à présent c’est Cap’Excellence qui en aura la gouvernance. « Ce Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine (NPNRU) sera l’instrument essentiel de transformation des quartiers de Vieux-bourg, les Lauriers, Chemin neuf, Carénage, Darbousier, Mortenol ou encore grand camp. » se félicite Eric Jalton, président de Cap’Excellence. Avant de poursuivre l’énumération des quartiers qui nécessitent des interventions. Quartier des trois villes membres comme Fond Richer (Baie-Mahault), ou Boiripeaux, Dugazon ou Petit-Pérou (Abymes). « Il s’agit de quartiers qui concentrent encore toutes les causes et manifestations de l’exclusion » constate avec emphase Eric Jalton. Devant cette urgence sociale, la problématique du transport est primordiale. L’accessibilité aux bus notamment permet un plus grand désenclavement des populations qui se situent pourtant dans une très grande zone urbanisée.

Trois axes majeurs de la rénovation urbaine

La vertu de la rénovation urbaine n’est pas seulement immobilière. Elle est le souffle nouveau qui devrait permettre de pallier au dysfonctionnement des quartiers relevant de la politique de la Ville. En ce sens ce NPNRU de Cap’Excellence va permettre de consolider 3 piliers essentiels : la cohésion sociale, le cadre de vie et le développement de l’économie. L’axe « cohésion social » permettra de mettre en œuvre des actions visant le soutien aux familles et au renforcement des liens intergénérationnels ainsi qu’à une plus grande ouverture à la culture et au sport. Mais pour que tout cela soit possible il faut que le cadre de vie soit « agréable ». Ce qui fait dire à Josette Borel-Lincertin présidente du Département, « des conditions de vie décentes, c’est ce qui permet de mieux vivre ». Par conséquent, outre la rénovation du bâti, l’implantation d’espaces verts, la mobilité des habitants  et bien sûr l’implantation de nouvelles activités.Ce qui nous emmène au 3ème axe, le développement économique et de l’emploi. C’est bien entendu un enjeu majeur dans ces trois villes et plus généralement en Guadeloupe. Le cœur de ce protocole de préfiguration est de réduire la disparité entre le quartiers prioritaires et l’ensemble des quartiers de l’agglomération.

Le budget de cette 2ème phase de rénovation urbaine :

ADEME : 555 500 €

ETAT : 1 053 150 M €

CAP’EXCELLENCE : 4 196 069 M €

FEDER : 604 058 €

CONSEIL REGIONAL : 1 844 781 M €

CONSEIL DEPARTEMENTAL : 289 900 €

BAIE-MAHAULT : 207 525 €

ABYMES : 24 025 €

POINTE A PITRE : 1320 958 M €

BAILLEURS SOCIAUX : 10 236 250 M €

AUTRES : 7 718 680 M €

COUT TOTAL : 48 423 739 M €

jeudi, 19 avril 2018 15:53

Willy Bissainte : C La Guadeloupe

Le Guadeloupéen va participer à sa 3ème Route du Rhum et cette fois-ci, « c’est pour la gagner » a-t-il affirmé. Après une très belle sixième place en 2014, Willy Bissainte revient 4 ans après avec la conviction de remporter la prestigieuse course entre Saint-Malo (Ile-et-Villaine) et Pointe-à-Pitre. Une aventure qu’il va mener en partenariat avec le Conseil Départemental.

Nouvelle catégorie, nouveau bateau.  Le Pointois a revu ses ambitions à la hausse avec l’aide de partenaires solides comme le Conseil Départemental. Après 2010 en classe 40, et 2014 en classe Rhum, le skipper de 47 ans s’engage cette année en classe 50 où l’attendent une cinquantaine de concurrents. Willy Bissainte est confiant. D’ailleurs, il n’hésite pas à rappeler qu’il a été « le premier des 122 skippers à être qualifié pour cette transat grand large ». Certes, la Route du Rhum est un parcours du combattant mais au bout de deux participations le Guadeloupéen a bien cerné les aspérités d’une très longue préparation. Aussi, a-t-il démarré son entraînement dès 2015. L’achat d’un bateau performant (taillé pour le Vendée-Globe) en novembre 2017 est venu asseoir ses ambitions de classement.

Démarche écologique

Willy Bissainte est un homme responsable, éco-responsable même. Ce destrier qui lui permettra de galoper sur les vagues de l’Atlantique, fonctionne grâce à un hydro-générateur, aux panneaux solaires et au vent, bien entendu.

« Un nouveau souffle »

Trépignant d’impatience, c’est un Willy Bissainte souriant et loquace qui s’est présenté face à la presse sur les quais de Marina. Comme un symbole, son bateau est stationné à l’endroit exacte de l’arrivée de la première route du Rhum en 1978. Le poulain du Département, non sans fierté, ne s’est pas privé de le rappeler.  « C’est la première fois que le département est partenaire d’un bateau de la Route du Rhum » lance Josette Borel-Lincertin. Sur le même ton, le skipper a rappelé que ce partenariat avec la collectivité de Guadeloupe est un « nouveau souffle ». Le rendez-vous est pris le 4 novembre à Saint-Malo.

La loi de finances pour 2018 a définitivement été adoptée par l’Assemblée Nationale. Comme chaque année, c’est l’occasion pour le Centre de Gestion Agrée de Guadeloupe, la Chambre de Commerce et d’Industrie des Îles de Guadeloupe ainsi que l’Ordre des Experts-Comptables d’organiser une séance d’information et de débats sur les dispositions de cette loi à l’origine de nouveautés fiscales.

L’Office de l’Eau de Guadeloupe possède désormais une antenne à Pointe-à-Pitre. Un tout nouveau local de 200 m² situé à Lauricisque, inauguré en grande pompe, le 22 mars. De nombreux acteurs de l’eau et personnalités politiques étaient présents. Outre l’inauguration du lieu, 8 conventions ont été signées.

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