Beauté

Ouragans, tsunamis, éruptions volcaniques, oubliez tout ce que vous pensiez savoir. Lors d’un débat citoyen à la salle Tarer de Pointe-à-Pitre, coorganisé par le LION’S Club et l’Office de l’Eau le 14 juin dernier, plusieurs experts étaient présents pour parler de la prévention des risques naturels et la résilience des populations. Un expert a fortement retenu l’attention du public, Christian Anténor Habazac, l’ancien responsable de l’observatoire sismologique et volcanologique de Guadeloupe.

jeudi, 14 juin 2018 20:54

Sargasses Express Tour

 En visite pour 48 h aux Antilles pour se rendre compte de l’impact des algues sargasses sur les côtes Guadeloupéennes et Martiniquaises, Nicolas Hulot et Annick Girardin sont repartis le 12 juin, usés par le marathon. Retour sur cette visite expresse.

Dans le cadre des Assises des Outre-mer, un vote permettra d'élire les projets innovants pour les territoires. Ce sont au total 837 projets qui ont été déposés et depuis le 30 mai dernier, 36 ont été sélectionnés. Il ne doit qu'en rester 12. Les votes se termineront le 13 juin à 23h59, heure de Paris. Outremerlemag fait le tour d'horizons de quelques projets.

 

Guyane : Quand le verre devient sable.

L’objectif est de collecter le verre, le broyer, le transformer en sable puis le valoriser sur le territoire dans différents domaines. L’idée est venue à Mathieu Troubé en octobre 2016, « Je me baladais avec ma chienne le long du Maroni et elle s’est blessée la patte sur un morceaux de verre. Ça été le déclic, j’en ai eu marre de voir tout ce verre qui traîne partout. » Ce professeur des écoles a effectué un véritable travail de fourmi en recherchant de manière autodidacte les procédés de transformation. « Le projet n’est pas nouveau, » concède Mathieu Troubé « mais il se veut réalisable sur l’échelle du territoire alors que les autres n’ont jamais abouti. Et à terme cela permettrait de pouvoir produire du béton. »

Guadeloupe : La création d’une auto-école sociale et solidaire.

Ce projet est déjà plébiscité sur le territoire. L’objectif est de permettre aux populations en précarité d’être un peu plus autonomes. L’idée est venue de Sabine Lautric, qui porte le projet depuis 8 mois. « Pour moi ça été une belle grosse surprise d’être dans les 36 sélectionnés, même si je sais la qualité de mon projet. » affirme la Guadeloupéenne.  « Mais ce n’est pas seulement une auto-école à moindre coût, c’est un véritable projet social, visant l’accompagnement de personnes en grande difficulté tant économique que sociale. Il y aura une véritable prise en charge en fonction de leurs besoins et ainsi ils bénéficieront d’un enseignement adapté. » détaille Sabine Lautric. Dans un premier temps, le projet d’auto-école sociale et solidaire sera implanté dans le Nord Grande-Terre, mais à terme l’objectif sera de l’étendre à tout le territoire guadeloupéen. « C’est un projet conçu pour le peuple donc il est important de s’en saisir, » conclut la trentenaire.

La Réunion : Des clowns à l’hôpital pour nos marmailles

Le projet est porté par l’association Eclats d’île en activité depuis 2003. Deux fois par semaine, il offre à des enfants hospitalisés de recevoir la visite d’un clown. « Nous effectuons des prestations dans les deux CHU de l’île, cependant nous ne pouvons pas, à l’heure actuelle, couvrir tout le service pédiatrie de ces deux établissements, » regrette Natacha Roy, chargé de projets à Eclats d’île. « Nos deux clowns se rendent dans chaque chambre et font un spectacle individuel » poursuit la jeune femme qui annonce « la nécessité de pouvoir ajouter une 3ème journée à notre activité car les clowns n’ont pas le temps d’aller à la rencontre de tous les enfants. »

Martinique : Mi Bel Madam/ L’art dans la ville

Il s’agit d’un projet artistique, collaboratif et territorial de réhabilitation des berges du canal Levassor, avec la réalisation d’une fresque artistique et paysagère de 600 mètres. Imaginé par la Maison d’Artistes/Un Oeuf,  ce projet a été monté dans le but de revaloriser le centre-ville de Fort-de-France et de mettre en avant la richesse artistique martiniquaise. L’objectif est double, valoriser artistiquement les berges du canal mais aussi de mettre en valeur la création d’art martiniquaise.

Mayotte : Uzuri wa dzia, coopérative laitière

Regroupés autour d'un objectif commun, sept éleveurs Mahorais ont pour projet de mettre en place une laiterie collective à Mayotte. La population est en demande de lait local que les grandes surfaces ne leur offrent pas pour le moment.

Nouvelle-Calédonie : Cyber-tribu

Ce projet veut connecter la jeunesse de l’île de Lifou, au large de la Grande-Terre. Œuvrant depuis 1999 en ce sens, l’association AJI espère pouvoir consolider et pérenniser la lutte contre la fracture numérique des habitants des îles de la loyauté

Polynésie Française : Ecole bilingue pour les étudiants des archipels lointains.

L'École Bilingue espère, avec son initiative, donner une chance aux enfants des 118 archipels d’étudier dans de meilleures conditions. Dans un territoire grand comme l’Europe, seules deux îles sont équipées de lycées quand certaines n’ont même pas de collèges. Et certains enfants quittent le domicile de leurs parents dès l'âge de 10 ans pour se rendre sur un archipel qui possede un collège. 

Wallis et Futuna : développer la pratique du va’a

Le Va’a est le sport traditionnel de toute la Polynésie. Les îles de Wallis et de Futuna n’échappent pas à cette pratique intergénérationnelle. Cependant, le territoire ne dispose seulement que de trois pirogues pour 150 rameurs. Ce projet est pensé comme une tentative de sauvegarde et de transmission du patrimoine culturel de l’archipel.  

Saint-Pierre et Miquelon : une coopérative maritime

L’histoire de cet archipel est liée à la pêche. Mais depuis l’effondrement des réserves de poissons nécessaires à la fabrication de morue et la zone de pêche autorisée considérablement réduite au profit du Canada voisin, une coopérative maritime à Saint-Pierre et Miquelon permettrait de créer une véritable filière de pêche artisanale.

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 Pour consulter les autres projets des Assises des Outre-mer, cliquez-ici.

jeudi, 07 juin 2018 13:32

Let's go Willy !

Willy Bissainte est en route pour Lorient. Le skipper a fait son au revoir à la Guadeloupe le matin du 6 juin, devant un parterre d’enfants venus de collèges des 4 coins de l’archipel. Josette Borel-Lincertin, la Présidente du Conseil Départemental, principal partenaire du skipper,  était aussi présente sur le ponton de la Marina de Pointe à Pitre.

Une bonne soixantaine d’écoliers avait rendez-vous avec Willy Bissainte, quelques minutes avant son départ. Issus de plusieurs collèges de la région, les enfants ont eu l’opportunité de poser leurs questions au skipper qui va participer à sa 3ème Route du Rhum. Comment vit-il ses traversées?  Que mange-t-il ? D’où lui vient cette passion de la voile ? Des parfois questions intimes, mais aussi plus techniques.

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Willy Bissainte s’est prêté au jeu avec plaisir. Tel un conteur, le navigateur raconte ses exploits et son quotidien. Pour lui, la rencontre avec les collégiens, juste avant son départ, est source d’une belle énergie.

Bien entendu présente, Josette Borel-Lincertin a déclaré avec l’emphase qui la caractérise « Le conseil départemental se doit d’être au côté de Willy. Comme les enfants, nous avons eu les yeux écarquillés devant son discours et je voudrais que nous soyons nombreux à accueillir, ici même, un Willy Bissainte vainqueur. »

Le skipper de Baie-Mahault désormais paré pour se rendre à Lorient où, là-bas, il peaufinera son bateau et sa préparation de course. Il a profité des micros tendus pour donner quelques renseignements sur l’objectif de cette traversée en direction des côtes bretonnes. Il espère y arriver en 17 jours.

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Côté finances, la traversée est, elle, nettement moins tranquille. En effet, malgré les 100 000 euros de subventions financés par le Conseil Départemental, Willy Bissainte a lancé une campagne de crowdfunding pour boucler sa participation à la 11ème Route du Rhum.

Avant d’embarquer dans son monocoque de 50 pieds, répondant au nom de C la Guadeloupe, Willy Bissainte a promis à ses jeunes supporters qu’il donnera des nouvelles par mail chaque jour pour « vous dire si tout va bien. »

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Ils étaient une vingtaine de personnalités du monde économique guadeloupéen à s’être réunis au Yacht Club à Pointe-à-Pitre le jeudi 31 mai. Objectif : penser l’avenir économique de la Guadeloupe en se mettant d’accord, entre forces vives, sur une stratégie pérenne une meilleure compétitivité sur le marché caribéen.

C’est Willy Angèle qui ouvre la discussion et qui rentre direct dans le vif du sujet en donnant sa vision de la chose. « Pour l’heure, nous avons besoin d’un réseau fort. Il faut mettre en place un vrai capitalisme local. » Ça y est le mot magique est lâché, et Willy Angele s’en amuse et annonçant qu’il pouvait faire fuir les personnes présentes dans la salle. Mais il n’en fut rien, l’assistance n’a pas bougé, Victorin Lurel en tête. Puis l’ancien patron du Medef de Guadeloupe enchaîne, toujours avec la même clarté.  « Aux Antilles, nous n’avons pas de capital d’amorçage. Par exemple, les jeunes qui ont créé Google ont trouvé des capitaux tout de suite. » Il a pris le temps de bien décomposer chaque syllabe pour bien insister sur le « tout de suite ». Puis il a lâché « la bombe » de la soirée, qui ne sera entendu que d’une oreille du reste, « Lorsque l’on parle de développement, il faut accepter les risques. On parle d’investisseurs qui pourraient avoir 100 000 euros à perdre sur un pari. Le plus important, c’est le réseau et la compétence. C’est cela qui fait le business ! L’argent n’est qu’un outil pour y arriver. » Il a expliqué cela en sortie de réunion.

Une vision incisive et claire qui a trouvé une résonnance auprès de Claude Barfleur qui, très emporté, annonce, « Nous devons mettre en place un groupe de 5-6 personnes qui pourrait nous dire quelle structure il faut créer. Mais pour cela, il est important de structurer les fonds propres des entreprises guadeloupéennes. » L’élu de Pointe-à-Pitre veut en découdre et rappelle avec insistance une dead-line.

Après près de deux heures d’échanges, les acteurs ont prévu de se revoir, mais aucune décision n’a été prise dans la soirée.

Le 25 mai dernier, en Commission des Affaires Sociales, la ministre du travail, Muriel Pénicaud a donné son aval pour la mise en place d’un « Erasmus ultramarin » durant une période d’expérimentation de 3 ans.

Principale actrice de la Route du Rhum, la Région Guadeloupe a présenté les skippers participants à la prochaine édition de la transat la plus célèbre du monde. La cérémonie a eu lieu en grande pompe, le mercredi 23 mai au restaurant du Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre. L’occasion pour Ary Chalus, d’encourager 5 des 8 participants guadeloupéens soutenus par la Région. Présentation des concurrents.

Le vendredi 18 mai au carrefour Beausoleil des Abymes a eu lieu le lancement des travaux de renouvellement de 17 km de réseau d’eau potable dans les Grands-Fonds Abymes. C’est une étape supplémentaire qui est franchie depuis le transfert du service d’eau potable des Grands-Fonds à Cap Excellence, et la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour renforcement et renouvellement de 17 km de réseau, décidé plus tôt par le Conseil Communautaire.

Cette opération est une des priorités du programme de travaux du plan d’urgence d’eau potable. Cela permettra de réduire les fuites et de gagner 530 000 mètres cube par an. « Une grande partie des réseaux d’eau potable des Grands-Fonds restent fuyards, le rendement de réseaux atteint à peine 50% : ce qui signifie que la moitié du volume d’eau acheté n’arrive pas au robinet des abonnés. L’absence de stockage n’offre aucune autonomie en cas d’intervention » détaille Eric Jalton, le Président de Cap'Excellence. Au total, ce sont 1200 clients qui sont concernés par ces travaux qui vont durer 11 mois.

Avec ces travaux, il y aura donc un impact attendu sur les tours d’eau qui doivent disparaître « d’ici 2020 » selon le Maire des Abymes. Ce dernier va même jusqu’à annoncer « qu’il n’y aura plus de polémiques sur l’eau à l’avenir, et nous en aurons pour 7 ans de travaux dont deux programmées dans le plan d’urgence de 71 millions d’euros. » Le Président de Cap Excellence, Eric Jalton, s’est montré très enthousiaste à propos des travaux prévus l’an prochain et qui devrait sonner la fin du plan d’urgence. Les chantiers sont denses. Ils comprennent le maillage du réservoir de Perrin et du réservoir de Boisvin, la mise en place d’un réservoir dans les Grands Fonds Abymes et la poursuite du réseau d’eau potable de Baie-Mahault. Un programme qui lui a permis de conclure : « Nous sommes dans l’action, dans le faire. »

Toutefois, ces 17 km de réseau à rénover représentent le plus gros chantier du plan d’urgence de 71 millions d’euros actés par les présidents d’EPCI en février dernier. Concernant le territoire de Cap Excellence, d’autres chantiers de ce plan d’urgence sont déjà en cours tels que la réhabilitation du réservoir de Budan à Baie-Mahault. Engagé sur tous les chantiers de l’eau, l’Office de l’Eau était présent au carrefour de Beausoleil. Rattaché au Département, il offre son expertise technique sur ce type de travaux. Par ailleurs, comme l’a rappelé Marcel Sigiscar, le président délégué de l’Office de l’Eau , « notre objectif est de rétablir la confiance entre l’usager et les élus en charge de la problématique de l’eau. »

Outremerlemag a rencontré la nouvelle députée de la Martinique, lors de son passage en Guadeloupe. L’occasion pour la Joséphienne de parler de ses engagements sur les dossiers urgents, de ses racines martiniquaises septentrionales mais aussi du renouvellement politique grâce aux femmes.

Elles s’étaient réunies en l’église de Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre pour dire adieu à Mérita Félix. Les cuisinières de Guadeloupe ont rendu un dernier hommage à leur ancienne Présidente qui s’est éteinte le mardi 15 mai à l’âge de 72 ans. La cérémonie s’est déroulée dans une certaine intimité, avec seulement la famille et les amis et organisée par Rony Théophile, le vice-président de l’association des cuisinières de Guadeloupe.

Dans le pur respect de la tradition centenaire, les cuisinières étaient habillées en noir ou en blanc et ont fait une haie d’honneur à celle qui a été leur présidente pendant 8 ans (2006-2014).

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Ensuite comme pour toutes leurs sorties public, les cuisinières ont formé un cortège s’engouffrant dans les petites rues de Pointe-à-Pitre au son funéraire de tanbouchan conques et de chachas.

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Véritable patrimoine vivant, les cuisinières respectent un protocole rigoureux lors de toutes leurs sorties. Là, elles avaient mis leur tablier bleu marine avec les initiales du saint patron (voir encadré) le poisson et le gril, bordés de blanc. Chez les cuisinières tout est symbole.

Les plus illustres cuisinières, toutes de noires vêtues marchaient à reculons devant le corbillard, le buste penché en avant et en frappant des tasses en fer accrochées à un panier. Comme pour toute procession des cuisinières, elles ont à la main des tap-tap (ancien instrument d’appel des gens de maison) et des clochettes pour annoncer l’arrivée du convoi mortuaire. Cependant, contrairement à la fameuse fête des cuisinières du mois d’août, les paniers étaient vides.

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Ensuite le cortège s’est dirigé lentement vers le cimetière de Pointe-à-Pitre.

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Saint Laurent de Rome :

Homme d’Eglise du 3ème siècle après J-C, Saint-Laurent a subi la fureur de l’empereur Valérien qui l’aurait accusé d’avoir dilapidé les trésors de l’Eglise pour les pauvres et les nécessiteux. L’empereur l’a condamné à la torture et il mourut en martyr sur un gril. Durant son agonie, il aurait dit « Voici, misérable, que tu as rôti un côté, retourne-le et mange. » Depuis, il est devenu le Saint-Patron de cuisiniers.

Histoire des cuisinières :

Le 14 juillet 1916 est créer la Société de secours mutuel des cuisinières à la suite des difficultés rencontrées par une employée de maison pour organiser l’enterrement de son mari. Et cela fait plus de cent ans que cette mutualité dure et que ces femmes (et quelques hommes) perpétuent sans faillir le patrimoine culinaire et vestimentaire de la Guadeloupe.

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Publié le: juin 14, 2018

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