Société

samedi, 03 février 2018 20:27

Jenny Hippocrate : « Je ne veux pas de poudre aux yeux »

Jenny Hippocrate : « Je ne veux pas de poudre aux yeux » © twitter Jenny Hippocrate

Jenny Hippocrate a été nommée le 27 décembre 2017, au Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER) d’Île de France comme conseillère au groupe du 4ème collège qui regroupe 15 personnes qualifiées.

 

Par cet adjectif, il est question de femmes et d’hommes qui ont une expérience dans l’un des trois domaines du CESER. La Martiniquaise est depuis plus de 15 ans reconnue pour son action contre la drépanocytose avec son association APIPD. Comme elle le dit elle-même « la santé c’est mon dada », et c’est pour cela que la présidente de la région Île de France, Valérie Pécresse et le vice-président Patrick Karam ont fait appel à Jenny Hippocrate. « Ils me connaissent bien, ils ont compris mon fonctionnement » explique-t-elle, « s’ils m’ont appelé maintenant, c’est qu’ils savaient que je serai prête à m’engager pleinement dans cette mission, même si je dois avouer que je ne savais pas ce qu’était le CESER quand ils m’ont fait la proposition. »

Quelle mission ?

Depuis le 27 décembre 2017, Jenny Hippocrate écoute tout, analyse tout. « La semaine dernière, nous avons dû élire le président du CESER, j’ai étudié toutes les propositions, tout ce que les candidats ont dit. » Aujourd’hui, elle participe à deux commissions : Santé et sociale, ainsi que sport et loisirs. Et déjà, Jenny Hippocrate a des plans d’action. Concernant la santé et le social, la Martiniquaise veut revoir tout le programme d’enseignement des élèves infirmières. « Il y a beaucoup trop d’étudiantes noires de 3ème année qui sont virées à la fin de leur stage. Je sais de quoi je parle, il y a beaucoup de racisme à l’hôpital, notamment des patients qui refusent de se faire toucher par des Noirs. Et les directeurs ne font rien. Je reçois des plaintes tous les jours. » Et concernant le sport et loisirs, la Samaritaine d’origine avoue qu’elle est novice mais qu’elle ne va pas hésiter à proposer. « J’irai dans les ligues que j’ai déjà rencontrées avec mon association. Je suis et serai sur le terrain tout le temps ». Par ailleurs, Jenny Hippocrate ne veut pas tout faire toute seule. Elle va mettre en place une boîte à idées sur les réseaux sociaux où tout le monde sera force de proposition. De plus elle a fait appel à des psychologues pour mener à bien son engagement. Pour l’heure une chose est sûre, elle est convaincue que son action sera efficace. « Quand on est convaincu, on peut mieux convaincre les gens. Je ne veux pas de poudre aux yeux, j’en ai trop connu. On m’a proposé plusieurs fois un rôle politique mais j’ai toujours refusé. Je suis honnête et fidèle ».

Toujours engagée

Ce nouveau combat intervient au moment où elle se sentait prête. « J’ai démissionné des activités de consultante dans cinq pays d’Afrique (elle reste encore investie dans deux) et j’ai eu le temps de former des personnes au sein de mon association » qui pourront donc être à même de continuer la lutte contre la drépanocytose. Mais Jenny Hippocrate reste plus que jamais engagée dans son combat contre cette maladie génétique très fréquente en France. « Pour le moment, on en a pas assez fait pour la drépanocytose et je ne veux pas mourir sans que l’on ait trouvé de remède. » D’ailleurs, elle annonce que pour la semaine du drépaction 2018 aura lieu un concert au Zenith de Paris, le 23 juin, avec notamment la venue d’Havoc membre du duo de rap Mobb Deep. Le 20 juin 2017, son acolyte et ami d’enfance Prodigy avec qui, il avait créé le duo à New York, décédait à cause de la drépanocytose

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