Culture

jeudi, 03 octobre 2013 05:19

Le Festival Gwo Ka de Paris – le Ka en pool position à Paname !

Ce fut une semaine où le cas a sonné en plein coeur de Paris. Dans la salle du 10ème arrondissement de Paris, le New-Morning où des artistes comme Véronique Sambin, Sonny Troupet, Un Dos Tres Ka ont fait la part belle à ce tambour que l’on nous an si longtemps égratigné. Mais oui, là il fut « Ka-Roi » parce que parallèlement on honorait le grand maître du tambour guadeloupéen devant l’Eternet Misié Konkèt Guy. Et quelquefois la parole ne suffit pas pour dire son ressenti. Pour ceux qui ont dansé, chanté, marché à ses côtés quand il errait dans les rues, à cet homme qui a pleuré devant la porte close du Musée parce qu’il n’y avait plus de place, à tous ceux de ses amis , de ses héritiers, merci pour cet Hommage.

 

Ce sont des hommes comme Guy Konkèt, Francisco et bien d’autres qui ont remis en  lumière ce patrimonie hérité de nos ancêtres… Aujourd'hui le « Gwo-Ka » de Guadeloupe, comme le « bèlè » de la Martinique, le « kaséko » pour la Guyane sont richesses musicales.

Guy Konkèt eût été probablement heureux de cette soirée d’hommage. Son travail reconnu et transporté au Musée du Quai de Branly. Sa musique sonnant, les Ka vibrant là où même d’autres restent muets depuis longtemps. Musée d’instruments du monde et exposition très protégée obligent.

L’estime à l’artiste et le respect à l’homme renouvelés.
Bessie Smith chantait « Nobody knows you when you’re down & out ».  Cela aurait pu être le cas pour Guy, le paradoxal, tant son génie flirtait avec ses tourments. (…)
Avec lui ce pouvait être entre calme et tempête. Cela ne va-t’il pas de pair d’ailleurs par moment ?

Mais il avait tant et tant à apprendre. Ce fut le cas pour certains de ceux présents à cet hommage exceptionnel imaginé par Roger Raspail mis en scène par Antoine Léonard-Maestri et régit par Michel Reinette, Eric Bordelai, Jimmy Blanche et Max Diakok. L’Association Reali avec les Amis de Guy Konkèt ont assuré la part belle à cette manifestation qui a remporté un franc succès.

C’est en présence d’officiels, de bénévoles, de fervents admirateurs, de partisans, de défenseurs du gwo-ka que s’est déroulé cette heure trente minutes de cérémonie.
Cérémonie menée haut et fort par des artistes venus spécialement du Péyi Guadeloupe, de New-York, de l’autre bord de la Seine, du Péyi Martinique pour honorer le musicien qui a anobli le rythme ancestral de Gwadloup.
Madame Taubira Christiane rappelait que la musique de Guy Konkèt l’avait souvent accompagnée tout au long de sa vie et surtout pendant les années d’études en arrivant à Paris. Quant au parrain de la manifestation Lilian Thuram, il souligne que c’est une musique qui le ramène à la « maison  Gwadloup » et que ce spectacle était magique particulièrement quand tout le monde comme un chœur s’est levé pour danser comme en transe.

Ce fut un moment d’émotion partagée par une salle conquise. LE KA a encore signifié ce qu’il attendait de nous, vibrer sur ses rythmiques épi Rèspè & Lonè (respect et honneur).

Il faut souligner le travail des attachés de presse et de communication mesdames Cynthia Phibel et Rebecca Marival.
Autour de la musique on a pu revoir un extrait de Gwoka l’âme de la Guadeloupe réalisée par Caroline Bougine et Olivier Lichen dans lequel Man Sosso la maman de Guy rappelait combien il avait baigné là-dedans dès son enfance et comme il entendait y consacrer sa vie.
Le moment selon moi le plus surprenant et évidemment émouvant fut la découverte de la fresque magistrale du peintre Béatrice Mélina ; où il nous donne l’impression que Konkèt surplombe la scène, et marche vers nous. Un homme vaillant qui quitte une case éclairée pour s’aventurer sur un chemin d’exploration. La magie est que l’illusion était parfaite, ce personnage aurait pu s’animer et pénétrer la scène, danser et chanter encore « Faya Faya manman ».

Des femmes et des hommes ont servi Guy Konkèt bèlman dimanche soir. Musiciens et choristes, ceux qui ont travaillé un temps avec lui comme Marie-Céine Chroné et Sha Naly. Qu’il en soit ainsi pour ces héritiers, continuer à honorer cette musique qui est nôtre et forme nos identités.

Et puis comme il n’est guère nécessaire d’en dire trop pour ne pas effacer la vibration première, permettez que l’on pose la plume virtuelle, et imaginez ce que furent les instants.

Guy KONKET – Au New-Morning  par MicthZeline - http://youtu.be/984nykrHoRc

 

Dernier jour du festival Gwo-Ka au New-Morning
L’Edition 2013 a pris fin dans une ferveur portée par le Ka, toujours.
Le Quartet Sony, Troupé, Arnaud Dolmen,  Mike Armoogum et Gregory Privat ont allumé la flamme ce dimanche  suivi du groupe de Gwo-Ka traditionnel  Un Dos Très Ka.
C’est un public fervent qui a clôturé l’édition  et les différentes prestations des artistes qui se sont succédés durant ces 3 jours pour dire que le Gwo-Ka n’est plus, affaire du passé.
Le KA reste vivant et fort évoluant sans cesse avec des musiciens de la nouvelle génération.

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