Environnement

dimanche, 19 avril 2015 06:22

Réintroduction des lamantins : le projet retardé

L'installation des lamantins prévue le 15 avril dernier n'a pas pu être réalisée. En cause : des conditions de transport inadéquates.

Après une première tentative d'importation au mois de juillet 2014, période correspondant à la campagne pour les élections présidentielles au Brésil, les discussions avec les autorités et l'ICM Bio avaient permis de fixer un nouveau calendrier des procédures administratives et des opérations de transfert. Mais le 13 avril dernier, soit deux jours avant le départ prévu, les responsables du Centre des Mammifères Aquatiques (CMA) ont fait savoir qu'ils considéraient que les conditions matérielles du transport de ne permettaient pas le transfert des animaux avec la sécurité requise. Ils ont demandé au Parc national de différer le départ des lamantins.
A ce jour, et malgré les demandes formulées par le Parc national de la Guadeloupe et l'ambassade de France à Brasilia, les motifs techniques justifiant cette demande de report du transfert ne sont pas connus. Mais l'équipe du Parc espère pouvoir faire aboutir ce dossier avant la fin du mois de mai 2015.

TOUT EST PRÊT À BLACHON
En octobre 2013, le Parc national de la Guadeloupe avait obtenu du Brésil l'engagement du don de cinq lamantins (deux mâles et trois femelles). Il s'agit d'animaux adultes détenus en captivité au CMA d'Itamaraca. Considérés comme non relâchables, ils ont vocation à se reproduire en captivité en Guadeloupe avec la perspective de relâcher à terme leur descendance. En parallèle, de nouveaux animaux sont attendus en Guadeloupe en 2015 et 2016 pouvant provenir du Guyana, de la Colombie, ou du Mexique pour venir renforcer ce premier noyau d’individus. A terme il est attendu une quinzaine d’animaux pour constituer la population fondatrice de Guadeloupe.

Afin d'accueillir ces animaux dans les meilleures conditions possibles, le Parc national a construit sur le site de Blachon au Lamentin, des installations adaptées : un enclos semi-naturel, creusé sur une parcelle terrestre littorale et connecté au milieu marin par deux entrées d’eau de mer. Une équipe de 7 personnes a été recrutée (un capacitaire, une vétérinaire, et 5 soigneurs).

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