jeudi, 11 octobre 2018 14:29

La Région Guadeloupe donne le départ de la Route du Rhum

Présentation de l'équipe du Conseil Régional qui a préparé la Route du Rhum - Destination Guadeloupe Présentation de l'équipe du Conseil Régional qui a préparé la Route du Rhum - Destination Guadeloupe

La Route du Rhum partira dans 25 jours de Saint-Malo à destination de Pointe-à-Pitre. Cette 11e édition est désormais historique avec 123 skippers engagés. Un record qui tombe à pic pour fêter les 40 ans de la célèbre transatlantique. Le 5 octobre dernier, à un mois du départ, la Région Guadeloupe a dévoilé les temps forts de l’évènement. Avec un village à Saint-Malo et 3 à l’arrivée (Basse-Terre, La Marina de Bas-du-Fort et Le Mémorial ACTe), la collectivité a sorti le grand jeu.

La Route du Rhum « restera guadeloupéenne » encore pour 3 éditions. Voilà ce que les responsables de la Région Guadeloupe ont annoncé non sans fierté à l’auditoire du MACTe composé d’officiels et de journalistes. Lors de cette conférence de présentation, la collectivité a eu l’occasion de montrer tout le travail qu’elle a accompli en un an. Au cœur de cette démarche la convention signée entre la Ville de Saint-Malo et la Région Guadeloupe, faisant de cette dernière le partenaire majeur, voire exclusif, de la Route du Rhum jusqu’en 2026. Cela permet donc à la collectivité de préparer sereinement la promotion de la destination Guadeloupe, avec des actions pérennes notamment en termes de tourisme. Arraché lors des négociations, il est inscrit dans la convention que seul le rhum guadeloupéen aura l’autorisation d’être débité dans la cité corsaire durant l’événement, permettant ainsi aux 2 millions de visiteurs annoncés, de découvrir ou de redécouvrir la qualité du rhum guadeloupéen.

Mais, l’art de la distillation ne sera pas le seul mis en valeur. Une parcelle de près de 1 000m² sera mise en place au sein même du village de la Route du Rhum à Saint-Malo, le fleuron des producteurs, agriculteurs ou encore agro-transformateurs seront présents en Bretagne pour partager le savoir-faire guadeloupéen. Par ailleurs, les lycéens spécialisés en hôtellerie et en tourisme seront du voyage afin de s’occuper de l’espace restaurant d’une surface de 120m², avec aux fourneaux de grands chefs guadeloupéens. Côté fête, la cité bretonne ne sera pas en reste avec le mas de groupe à « pô, Nasyon a Nèg Mawon » qui fera le déplacement.

Une arrivée historique au Mémorial ACTe

Le cœur de la Guadeloupe battra en encore plus fort durant la transatlantique avec ses trois lieux dédiés et privilégiés. Le premier lieu se situera au MACTe pour accueillir les participants. Là, PC course, espace presse, village exposants et une grande scène animeront l’espace. Une arrivée au Mémorial ACTe, c’est une première en 10 Route du Rhum car historiquement, c’est la Place de Victoire qui voit les bateaux accoster. Pour l’arrivée de cette  11e édition  de la Route du Rhum pourrait entrer dans les annales pour une deuxième raison. Mathieu Sarrot, représentant OC Sport, membre de l’organisation de la course, a lâché durant sa prise de parole, que le premier bateau pourrait arriver 5 jours après le départ. Du jamais vu. Le record actuel date de la précédente édition remportée par Loïck Peyron en 7 j 15 h 08 m 32 sec. Mathieu Sarrot est même allé jusqu’à dire, non sans un sourire, que lorsque les premiers « Ultimes » seront à la darse de Pointe-à-Pitre, les autres catégories de bateaux n’auront toujours pas quitté la baie de Saint-Malo. Une arrivée au MACTe est également hautement symbolique car le Centre caribéen d’expression et de mémoire de la traite de l’esclavage est situé sur le site même l’ancienne distillerie Darboussier, elle-même vestige de la « Route du Sucre ».

Deuxième lieu et non des moindres : Basse-Terre. Avec une bouée qui devra être passée au large de Rivière-Sens, le Chef-lieu ne sera pas en reste avec également un village installé sur l’esplanade du Port en face de la place du Cours Nolivos. Au programme, un village d’une trentaine d’exposants dont des institutionnels comme la Région, la Ville de Basse-Terre ou Grand Sud Caraïbes mais également des artisans et producteurs qui font la fierté du sud de l’archipel. Toutefois, il est à regretter que Basse-Terre soit moins bien considérée que sa grande sœur Pointe-à-Pitre car village pointois sera ouvert jusqu’à 25 novembre, alors que le Basse-terrien sera ouvert seulement jusqu’au 18 novembre.

Et le troisième lieu sera sans doute le plus vif, puisqu’il sera celui de l’apprentissage. En effet, un grand nombre de scolaires pourra venir à la Marina de Bas-du-Fort pour en savoir d’avoir d'avantage sur l’économie bleue et ainsi renouer avec le monde de la mer. Et, il sera même possible pour les enfants de visiter les bateaux des skippers.

Les skippers guadeloupéens engagés 

La Région a profité de l’évènement pour présenter les skippers qu'elle soutient. Au total, 8 Guadeloupéens prendront le départ de la Route du Rhum. Présentation.

 Carl

CARL CHIPOTEL :  

Participation à la Route du Rhum : 1 (2018)

Âge : 43 ans

Lieu de résidence : Sainte-Anne

Catégorie : Class 40

Nom du bateau : Pèp’Gwadloup

Architecte : LOMBARD M

Mise à l’eau : 2010

Numéro : 99

Facebook : Carl Chipotel - Pèp Gwadloup Route du Rhum 2018

Le sapeur-pompier de 43 ans, natif de Saint-Anne est déjà bien connu dans le monde de la voile, notamment grâce à ses participations dans des régates en Guadeloupe et à Antigue, ou encore à la mini-transat en 2015 (21ème) ou à la mini-Fasnet en 2014 (9ème). Cependant, c’est bien la première fois qu’il s’alignera sur la plus célèbre transatlantique en solitaire. Il court sur le monocoque de la  ville de Sainte-Anne, rebaptisé « Pep’Gwadloup » et récemment restauré en Guadeloupe. N’ayant pas d’expérience de la course au large en solitaire, il s’est entouré d’une équipe en conséquence avec notamment Claude Bistoquet, 1er Guadeloupéen à tenter l’aventure. Par-delà l’organisation et l’esprit de compétition, Carl Chipotel aime à répéter que « par la mer, on peut éduquer. On peut aussi développer et créer de l’activité économique ». C’est ce message qu’il veut porter en participant à cette belle aventure.

Bisainte ©Région Guadeloupe

WILLY BISSAINTE :

Participation à la Route du Rhum : 3 (2010, 2014, 2018)

Âge : 48 ans

Lieu de résidence : Baie-Mahault

Catégorie : Rhum Mono

Nom du bateau : C’La Guadeloupe

Architecte : Berret Racoupeau

Mise à l’eau : 2002

Numéro : 19

Facebook : Willy Bissainte Skipper - Route du Rhum

A 48 ans, Willy Bissainte en est à sa 3ème Route du Rhum. La première c’était en 2010. Après avoir participé à plusieurs compétitions dans la Guadeloupe et la Caraïbe, il se sentait prêt à tenter l’aventure au grand large. Après une première participation en Classe 40 (36ème), une deuxième en Classe Rhum (6ème), le skipper pointois revient en Open 50 baptisé C’La Guadeloupe. Et, comme il se plait à dire : « la première c’est pour connaitre, la deuxième c’est pour faire un résultat, la 3ème c’est pour la gagner ! ».

 SéphoRODOLPHE SEPHO :

Participation à la Route du Rhum : 2 (2014, 2018)

Âge : 32 ans

Lieu de résidence : Le Lamentin

Catégorie : Class 40

Nom du bateau : Rêve de Large

Architecte : Owen Clarck

Mise à l’eau : 2009

Numéro : 79

Facebook : Rodolphe Sepho Navigateur

En 2014, il n’avait pas hésité à prendre le relais de son ami Jimmy Dreux, du projet Voiles 44, de l’école de voile de Goyave. Il n’avait que 28 ans. Quatre ans plus tard, le jeune éducateur technique en sera donc à sa deuxième participation à la route du Rhum. Pour faire mieux que sa première expérience (26ème en Classe 40), il a mis un maximum d’atouts de son côté. Grâce à la Région Guadeloupe notamment, il a pu acquérir le bateau Matouba qui était skippé par Pierre Brasseur en 2014. Il y a deux ans, il a créé l’association « Rêve de Large », afin de promouvoir, conseiller et soutenir de jeunes skippers guadeloupéens qui se destinent à la course au large.

Rivard

DOMINIQUE RIVARD :

Participation à la Route du Rhum : 2 (2014, 2018)

Âge : 51 ans

Lieu de résidence : Capesterre-de-Marie-Galante

Catégorie : Class 40

Nom du bateau : #Marie-Galante April

Architecte : LOMBARD

Mise à l’eau : 2009

Numéro : 89

Marie-Galantais d’adoption, le masseur-kiné de 51 ans, marié et père de 3 enfants, n’a peur de rien et surtout pas des épreuves sportives les plus difficiles. Omnisportif accompli, il est à la fois triathlète, cycliste avec une victoire d’étape au tour de Marie-Galante, et recordman du monde de kitesurf longue distance en 2006 et 2007. En Voile, il a participé à plusieurs compétitions dans la Caraïbe en Classe 40. En 2018, il participera à sa deuxième route du rhum.

Ducosson

DAVID DUCOSSON :

Participation à la Route du Rhum : 1 (2018)

Âge : 46 ans

Lieu de résidence : Le Gosier

Catégorie : Rhum Multi

Nom du bateau : Air Antilles – Caseneuve Maxi Catamaran

Architecte : Houdet/Mitchell

Mise à l’eau : 2001

Numéro : 4

Facebook : Defi an nou

Il a déjà participé à trois transatlantiques en tant que préparateur auprès de Vincent Beauvarlet (2002), Claude Thélier (2006) et Philippe Fiston (2010). Mais cette fois-ci c’est lui qui sera à la barre de « Défi an nou », un trimaran de 50 pieds et 15 m de long. Il s’agit d’un bateau qu’il connait par cœur puisqu’il a participé à sa construction en 2001. Un bateau qu’il a vu gagner lors de la précédente Route du Rhum sous la houlette de Anne Caseneuve en catégorie Classe Rhum. Malheureusement cette dernière s’est éteinte il y a 3 ans. A la demande de la famille, David Ducosson a accepté de relever le défi de participer à la transatlantique avec le bateau d’Anne Caseneuve.

Coquelin©AFP

LUC COQUELIN :

Participation à la Route du Rhum : 6 (1998, 2002, 2006, 2010, 2014, 2018)

Âge : 60 ans

Lieu de résidence : Saint-François

Catégorie :  Rhum Mono

Nom du bateau : Rotary/La mer pour tous

Architecte : Mortain Mavrikios

Mise à l’eau : 1995

Numéro : 97

Facebook : Luc Coquelin

Luc Coquelin fait partie des multirécidivistes de la Route du Rhum puisqu’il s’aligne, cette année, pour la cinquième fois au départ de la course, tout comme Thomas Coville et Charlie Capelle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épreuve lui réussit plutôt bien puisqu’il a systématiquement terminé sur le podium (en classe 2 puis en Rhum) à l’exception de la dernière fois, en 2014. Résident de Saint-François, Luc Coquelin forme des plaisanciers et des marins professionnels à Pointe-à-Pitre.

DSC 0325

THIBAUT VAUCHEL-CAMUS :

Participation à la Route du Rhum : 2 (2014, 2018)

Âge : 40 ans

Lieu de résidence : La Pointe du Grouin (Ille et Villaine)

Catégorie :  Rhum Multi

Nom du bateau : Solidaire en Peloton ARSEP

Architecte : VPLP

Mise à l’eau : 2017

Numéro : FRA 1 000 000

Facebook : Défi Voile Solidiaire en Peloton

Il a grandi en Guadeloupe et vit aujourd’hui à Saint-Malo, il est surnommé le Maloupéen. Après avoir terminé deuxième de la dernière édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Class40, Thibaut Vauchel-Camus repart pour un tour cette année, mais en Multi50, cette fois. Il possède toujours des attaches en Guadeloupe puisqu’il a participé au mois de juillet dernier au Traditour, le Tour de Guadeloupe en Voile Traditionnelle.

seguin©Région Guadeloupe

DAMIEN SEGUIN :

Participation à la Route du Rhum : 3 (2010, 2014, 2018)

Âge : 39 ans

Lieu de résidence : Auray (Morbihan)

Catégorie :  Imoca

Nom du bateau : Groupe APISIL

Architecte : Finot-Conq

Mise à l’eau : 2008

Numéro : FRA 13

Facebook : Damien Seguin - Voile

Pour sa troisième participation consécutive à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe (les deux premières en Classe 40), Damien Seguin, grâce au soutien de son partenaire, Groupe APICIL, s’élancera sur un IMOCA, plan Finot-Conq de 2008, mené par Eric Bellion sur le dernier Vendée Globe. Tout comme Thibaut Vauchel-Camus, Damien Seguin a grandi en Guadeloupe et l’archipel est toujours ancrée dans son cœur.

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