Cap Excellence passe à la Phase 2 de la rénovation urbaine. Le 24 avril, en présence de Benoît Zeller, directeur adjoint de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU), les élus de l’agglomération ont signé un protocole de préfiguration de l’acte 2 de la rénovation urbaine de Cap’Excellence. Ce protocole permettra de désenclaver des quartiers, rénover des immeubles ou détruire des bâtiments trop insalubres. Concrètement, cela se traduit par la réhabilitation de Vieux-Bourg (Abymes) ou Carénage, le désamiantage des Tours Gabarre ou encore la valorisation du littoral. « Avec le lancement de cet acte 2, nous franchissons une étape de plus dans le développement de l’agglomération » s’est enthousiasmé Jacques Bangou, vice-président de Cap’Excellence à la signature de la convention.

Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault, Les Abymes passent la main

La phase 1 de la rénovation urbaine a été menée par les trois communes de l’agglomération, mais à présent c’est Cap’Excellence qui en aura la gouvernance. « Ce Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine (NPNRU) sera l’instrument essentiel de transformation des quartiers de Vieux-bourg, les Lauriers, Chemin neuf, Carénage, Darbousier, Mortenol ou encore grand camp. » se félicite Eric Jalton, président de Cap’Excellence. Avant de poursuivre l’énumération des quartiers qui nécessitent des interventions. Quartier des trois villes membres comme Fond Richer (Baie-Mahault), ou Boiripeaux, Dugazon ou Petit-Pérou (Abymes). « Il s’agit de quartiers qui concentrent encore toutes les causes et manifestations de l’exclusion » constate avec emphase Eric Jalton. Devant cette urgence sociale, la problématique du transport est primordiale. L’accessibilité aux bus notamment permet un plus grand désenclavement des populations qui se situent pourtant dans une très grande zone urbanisée.

Trois axes majeurs de la rénovation urbaine

La vertu de la rénovation urbaine n’est pas seulement immobilière. Elle est le souffle nouveau qui devrait permettre de pallier au dysfonctionnement des quartiers relevant de la politique de la Ville. En ce sens ce NPNRU de Cap’Excellence va permettre de consolider 3 piliers essentiels : la cohésion sociale, le cadre de vie et le développement de l’économie. L’axe « cohésion social » permettra de mettre en œuvre des actions visant le soutien aux familles et au renforcement des liens intergénérationnels ainsi qu’à une plus grande ouverture à la culture et au sport. Mais pour que tout cela soit possible il faut que le cadre de vie soit « agréable ». Ce qui fait dire à Josette Borel-Lincertin présidente du Département, « des conditions de vie décentes, c’est ce qui permet de mieux vivre ». Par conséquent, outre la rénovation du bâti, l’implantation d’espaces verts, la mobilité des habitants  et bien sûr l’implantation de nouvelles activités.Ce qui nous emmène au 3ème axe, le développement économique et de l’emploi. C’est bien entendu un enjeu majeur dans ces trois villes et plus généralement en Guadeloupe. Le cœur de ce protocole de préfiguration est de réduire la disparité entre le quartiers prioritaires et l’ensemble des quartiers de l’agglomération.

Le budget de cette 2ème phase de rénovation urbaine :

ADEME : 555 500 €

ETAT : 1 053 150 M €

CAP’EXCELLENCE : 4 196 069 M €

FEDER : 604 058 €

CONSEIL REGIONAL : 1 844 781 M €

CONSEIL DEPARTEMENTAL : 289 900 €

BAIE-MAHAULT : 207 525 €

ABYMES : 24 025 €

POINTE A PITRE : 1320 958 M €

BAILLEURS SOCIAUX : 10 236 250 M €

AUTRES : 7 718 680 M €

COUT TOTAL : 48 423 739 M €

Publié dans Economie

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