lundi, 19 mai 2014 14:05

Commémoration du 70ème anniversaire de la mort de Félix EBOUE: création de l'Institut EBOUE à Cayenne

Écrit par Isabelle Gratien
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A la Maison natale Félix Eboué, inaugurée le 18 juin 2013, une assemblée constitutive s’est déroulée le 17 mai, date anniversaire de la mort du gouverneur général Félix Eboué (26 décembre 1884-17 mai 1944) afin d’élire le président du nouvel institut Félix Eboué.



Georges Othily, sénateur honoraire a été élu à l’unanimité. Etaient réunis en ce jour symbolique, le cercle Félix Eboué présidé par Yvan Chérica, le conseil général qui a proposé un programme d’activités, les représentants de la région et la ville de Cayenne.
 
Le nouveau président de l’institut a accepté le poste avec honneur au nom de l’amitié qui a réuni son grand-père Herman Galliot, ami frère de Félix Eboué et aussi de faire connaître l’immensité de l’œuvre de ce grand homme.

Interrogé sur l’objectif de cet institut, Georges Othily a précisé que le but était de « récupérer la totalité des œuvres écrites par Eboué ou sur Eboué. La philosophie, la sociologie , l’histoire d’Eboué fait partie du patrimoine de la Guyane. Il nous appartient de faire connaître Eboué …  ». L’objectif pour Geoges Othily est d’en faire un pôle d’excellence au niveau de l’histoire et la culture afro-guyanaise à l’échelle internationale.

L’initiative de la création de cet institut provient du cercle Félix Eboué. Yvan Chérica cite : «  le rôle qu’a joué Félix Eboué fut fondamental. Il a rallié l’Afrique à la France Libre le 19 juin 1940. De Gaulle a pu avoir une assise territoriale qui lui a  permis d’asseoir son autorité en tant que chef de la résistance de la France Libre. »

Félix Eboué, Guyanais, petit- fils d’esclave, compagnon de la Libération  repose au panthéon entre Jean Jaures et Victor Schoelcher depuis le 20 mai 1949.
Félix Eboué est aussi l’auteur de « Jouer le jeu » :
 Jouer le jeu, c’est être désintéressé.

Jouer le jeu, c’est piétiner les préjugés, tous les préjugés et apprendre à baser l’échelle des valeurs uniquement sur les critères de l’esprit. Et c’est se juger, soi et les autres, d’après cette gamme de valeurs.  Par ainsi, il vous sera permis d’affirmer et de faire admettre que les pauvres humains perdent leur temps à ne vouloir considérer que les nuances qui les différencient, pour ne pas réfléchir à trois choses précieuses qui les réunissent : les larmes que le proverbe africain appellent « les ruisseaux sans cailloux ni sable » ; le sang qui maintient la vie, et enfin l’intelligence qui classe ces humains en hommes, en ceux qui ne le sont pas ou qui ne le sont guère ou qui ont oublié qu’ils le sont.

Jouer le jeu, c’est garder farouchement cette indépendance, parure de l’existence ; ne pas se laisser séduire par l’appel des sirènes qui invitent à l’embrigadement, et répondre ! En pensant aux sacrifices qu’elles exigeraient en retour : « Quelle mère je quitterais ! Et pour quel père ! »

Ce grand homme a su jouer le jeu tout au long de sa vie. Il a eu le courage de désobéir au régime de Pétain qui l’avait condamné à mort par contumace pour avoir répondu à l’appel du 18 juin du Général de Gaulle.

Que penserait Félix Eboué des attaques racistes et de cet acharnement fait à l’encontre de sa compatriote Guyanaise Madame la ministre de la justice Christiane Taubira ?

Lu 3021 fois Dernière modification le jeudi, 19 juin 2014 09:06

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