Arawak Beach Resort : l’art d’accueillir la Guadeloupe
À la Pointe de la Verdure, un hôtel quatre étoiles affirme une personnalité singulière : une maison caribéenne où l’art, la mémoire, la table, le confort et l’ancrage local composent une même expérience.
Il y a des hôtels où l’on vient seulement dormir. Et puis il y a ceux qui cherchent à raconter quelque chose. L’Arawak Beach Resort appartient à cette seconde catégorie. Sa façade monumentale annonce l’ambition dès l’arrivée : faire de l’hospitalité un prolongement de la culture, du territoire et de la créolité.
Au Gosier, face à la mer des Caraïbes, l’Arawak se distingue d’abord par sa présence. Le bâtiment lui-même semble vouloir dialoguer avec le visiteur. Les grandes fresques colorées qui habillent sa structure ne sont pas un simple décor : elles donnent à l’établissement sa première signature, spectaculaire mais profondément ancrée dans une sensibilité caribéenne. L’hôtel assume ainsi une identité artistique jusque dans son architecture et prolonge ce parti pris à l’intérieur, dans les chambres, les suites et les espaces communs.
Ouvert en 2018, l’établissement compte 102 chambres, dont six suites, et peut accueillir environ 220 personnes. Les chambres offrent des vues mer, mer partielle ou ville ; les suites bénéficient, selon leur orientation, de panoramas sur la mer, l’îlet du Gosier et les reliefs de la Basse-Terre. Balcon, climatisation, Wi-Fi, télévision connectée, minibar, plateau de courtoisie et équipements de détente participent au confort attendu d’un quatre étoiles, tandis que les suites disposent de terrasses aménagées et de volumes généreux.
Mais l’Arawak ne revendique pas seulement une catégorie hôtelière. L’établissement est dirigé par la famille Sainte-Luce — Pierre, Corinne et Thomas Sainte-Luce — accompagnée par Prescilla Remy, directrice des opérations du Groupe Manioukani. Cette dimension familiale nourrit une ambition très claire : construire une adresse identifiable, vivante, ouverte sur le territoire et capable de recevoir aussi bien les voyageurs que les Guadeloupéens.
Dormir chez Maryse Condé, Patrick Chamoiseau, Simone Schwarz-Bart, Jacob Desvarieux…
La singularité de l’Arawak se révèle pleinement dans ces suites. Les quatre Junior Suites de 80 m² portent les noms de Jacob Desvarieux, Firmine Richard, Jean-Claude Barny et Simone Schwarz-Bart. Les deux Master Suites de 110 m² rendent hommage à Maryse Condé et Patrick Chamoiseau. Chacune de ces personnalités renvoie à une part de la mémoire artistique, littéraire, musicale ou cinématographique des Antilles.
Simone Schwarz-Bart : la littérature comme présence
Dans la suite Simone Schwarz-Bart, le visiteur n’entre pas simplement dans une chambre confortable. Il découvre un univers. Le portrait de Simone et André Schwarz-Bart, les ouvrages déposés dans la pièce, la présence de La Mulâtresse Solitude et les références littéraires installent une atmosphère particulière : celle d’une culture qui ne se montre pas de loin, mais qui accompagne le séjour.
Firmine Richard et Jean-Claude Barny, deux suites dédiées au cinéma antillais
L’Arawak consacre deux Junior Suites distinctes à deux grandes figures du cinéma antillais. La première porte le nom de Firmine Richard et met à l’honneur le parcours de la comédienne à travers des affiches, des portraits et des références à ses rôles, notamment dans « Romuald et Juliette » ainsi que dans « Olympe de Gouges », une pièce de Jacques Salin. La seconde est dédiée au réalisateur Jean-Claude Barny. Son univers y est évoqué par des visuels et des références à plusieurs de ses films, parmi lesquels Nèg Maron et Le Gang des Antillais. Il s’agit donc bien de deux suites différentes, chacune construite autour d’une personnalité et d’un parcours singulier. Dans les deux cas, le septième art entre dans l’intimité du séjour sans transformer la chambre en musée : la culture accompagne le voyageur avec discrétion et donne au lieu une profondeur supplémentaire, celle d’une histoire artistique caribéenne vivante et familière.
Jacob Desvarieux : la musique comme mémoire
Dans la suite Jacob Desvarieux, une guitare exposée suffit à faire surgir tout un imaginaire : Kassav’, le zouk, les scènes caribéennes, la transmission musicale et l’influence immense d’un artiste qui a porté les Antilles bien au-delà de leurs frontières. Là encore, l’objet n’est pas posé pour faire joli. Il fonctionne comme un signe, une présence, presque un trait d’union entre l’hôtel et une mémoire collective.
L’art guadeloupéen est également présent dans les chambres et les espaces de l’établissement, notamment à travers des œuvres de Thierry Alet. À l’Arawak, le parti pris est donc cohérent : faire de la culture non pas un thème décoratif mais une composante de l’expérience.
La table, autre manière de recevoir
Cette même logique se retrouve au restaurant Le Baccarah. La cuisine y est présentée comme traditionnelle et cosmopolite, avec une place donnée aux saveurs créoles et aux produits péyi. Les fruits et légumes de saison sont privilégiés dans l’approvisionnement local, tandis que le chef Yolander, originaire de Trinidad, inscrit la table dans un horizon plus largement caribéen.




Le petit-déjeuner est servi sous forme de buffet au Baccarah, de 6 h 30 à 10 h, avec une formule express à la demande. Le Puzzle Bar, installé dans un cadre panoramique, propose cocktails, rhums et douceurs créoles ; le bar de plage complète l’offre avec boissons fraîches, smoothies et glaces. L’hôtel accueille également une clientèle extérieure pour la restauration, les afterworks, les journées détente et les événements, selon réservation et disponibilité.
Pas seulement une adresse pour les touristes
L’un des axes forts de l’Arawak consiste à faire tomber la frontière entre l’hôtel de vacances et le lieu de vie local. La direction souhaite que les Guadeloupéens puissent venir déjeuner, se détendre, célébrer un événement, profiter d’un day pass ou passer un week-end au bord de la mer sans quitter l’archipel.
Selon les données communiquées par l’établissement, la clientèle locale représente environ 80 % des journées détente et 40 % de l’hébergement. Des offres résidents, avec des réductions ponctuelles de 25 % à 30 %, ont également été évoquées. Le brunch est proposé une fois par mois et les afterworks se développent notamment pendant les vacances de juillet et août.
Cette volonté d’ancrage territorial se traduit aussi par l’emploi. L’Arawak compte 40 salariés et indique que 100 % de ses collaborateurs sont recrutés localement. L’établissement met également en avant les produits péyi, les artistes guadeloupéens et son soutien à des associations, manifestations et initiatives locales.
Quand l’hôtellerie rencontre la vie économique et institutionnelle
L’Arawak ne se limite pas aux séjours de loisirs. Il accueille également une clientèle d’affaires, des groupes, des événements professionnels et des rencontres institutionnelles. L’hôtel dispose de quatre salons : (52 m²) Banari, (50 m²) Maniok, (100 m²) Karukera et (145 m²) Halcatibou, ce dernier étant prolongé par une terrasse privative (222 m²) avec vue mer.
Les capacités annoncées vont d’une vingtaine de personnes pour les plus petits formats jusqu’à 150 personnes dans l’Halcatibou. Écrans, Wi-Fi, vidéoprojecteur, sonorisation, lumière du jour et rideaux occultants permettent d’accueillir séminaires, formations, conférences, cocktails, lancements de produits et événements institutionnels. Des prestations de restauration peuvent être organisées pour ces rendez-vous, sous forme de déjeuner, buffet ou cocktail.


Des espaces modulables pour réunions, séminaires, conférences et événements professionnels.
Prendre le temps, tout simplement
Trois bassins, dont un réservé aux enfants, deux jacuzzis, des transats, des parasols, la plage, les terrasses et le Puzzle Bar composent les principaux espaces de détente. Une salle de sport est également disponible. L’hôtel ne dispose pas de spa, mais peut organiser, sur demande, des prestations de massage directement en chambre.


Piscine, transats et plage : les espaces de détente prolongent naturellement le séjour face à la mer.
La situation géographique constitue un autre atout : directement en bord de plage à la Pointe de la Verdure, l’Arawak permet de conjuguer séjour balnéaire et proximité avec Pointe-à-Pitre, Jarry et l’agglomération pointoise. L’aéroport Pôle Caraïbes est annoncé à environ 12 kilomètres, soit une quinzaine de minutes en voiture selon les conditions de circulation. Le bourg et l’îlet du Gosier, le Mémorial ACTe et les plages de Grande-Terre figurent parmi les lieux accessibles à proximité.
Améliorer sans perdre l’âme du lieu
L’établissement poursuit actuellement des améliorations concernant le restaurant, les bars et la piscine. Pour les années à venir, la direction souhaite continuer à faire évoluer l’expérience client, développer la restauration et les événements, tout en renforçant ses liens avec la clientèle guadeloupéenne et la vie culturelle du territoire.
Sur le plan environnemental, l’Arawak met notamment en avant un travail contre le gaspillage et une réduction du plastique. Les gobelets sont annoncés en carton et certains contenants réutilisables remplacent le jetable. Cette démarche reste en construction, mais elle s’inscrit dans une volonté plus générale d’adapter progressivement le fonctionnement de l’hôtel aux enjeux contemporains.
Une maison caribéenne qui veut donner envie de revenir
Au-delà du confort et du cadre, la direction souhaite que chaque passage à l’Arawak laisse une impression simple et durable : celle d’une parenthèse caribéenne accueillante, vivante et profondément liée à la Guadeloupe.
Cette ambition résume bien le projet. L’Arawak ne cherche pas seulement à proposer une chambre ou une belle vue. Il cherche à créer une adresse où l’on croise l’art, la musique, la littérature, la cuisine, la vie professionnelle et la douceur de vivre. Une adresse qui parle de la Guadeloupe sans la figer, qui assume son métissage et son ouverture caribéenne, et qui entend rester suffisamment proche pour que les habitants eux-mêmes puissent s’y sentir chez eux.
