samedi, 01 décembre 2018 19:42

Carl Chipotel, les yeux rivés sur l’avenir

Si tout le monde avait le regard dirigé vers Carl Chipotel, ce samedi matin, au terme de sa traversée en solitaire de l’Atlantique, le skipper de Pèp Gwadloup n’avait en tête que le développement nautique de la Guadeloupe. Face à la presse, sur le ponton du Mémorial ACTe, mais aussi face au public, sur le podium, il a insisté sur un point : se servir du potentiel maritime de la Guadeloupe pour développer l’archipel.

S’approprier l’expérience de Carl Chipotel pour se construire, c’est le message essentiel que le skipper de Pèp Gwadloup a fait passer tout au long des différentes interventions qui ont suivi son arrivée à Pointe-Pitre. 

UN PROJET À CONSTRUIRE
« On a à construire, mais pas uniquement des courses. On a à construire un pays avec un lien particulier avec la mer et c’est pour cela qu’on milite. La course est anecdotique, je vous l’assure. C’est juste une expérience que je partage avec le plus grand nombre, mais c’est juste un maillon dans une chaîne qu’on essaie de souder de manière à faire en sorte que tout autour de nous ce soit un environnement naturel qu’on utilise comme levier pour pouvoir se développer. » 

« C’ÉTAIT UNE COURSE FRANCHEMENT DIFFICILE »
La course n’était donc pas forcément la partie la plus importante du projet. Cependant, explique-t-il « lorsque le départ est donné on se prend au jeu. La première semaine après la première dépression — et même la deuxième —, malgré quelques déconvenues, j’avais l’impression d’être dans le coup. Je me battais franchement. La troisième dépression a fait très mal au bateau, elle m’a fait très mal (…). Il n’était pas raisonnable de continuer. Je me suis arrêté à côté de Vigo, trois jours à s’affairer (…) quasiment sans répit pour pouvoir repartir et essuyer une quatrième dépression. C’était une course difficile, franchement difficile, sur le plan physique et sur le plan mental, mais je vous prie de croire qu'à aucun moment il n’a été question de ne pas rentrer avec le bateau. » 

« JE N’AI PAS MÉNAGÉ MA PEINE »
Pourtant, affirme-t-il, presqu’avec regret, il aurait pu arriver une semaine plus tôt. C’est pour cette raison qu’il a tenu à présenter ses excuses à ses supporters pour ce qu’il considère être un retard.
« Lorsqu’on est en retard, on ne vient pas expliquer pourquoi on est retard, on s’excuse. (…) Je vous demande — mais je sais que je l’ai déjà —  votre indulgence car je n’ai pas ménagé ma peine. Et comme Pèp Gwadloup, wi an pliyé, mé an pa kasé »

UNE AVENTURE COLLÉGIALE
Bien entendu, il n’oublie pas ceux sans qui ce projet n’aurait pas pu être lancé et déclare : « Je voudrais très solennellement remercier tous ceux qui ont participé à la constructions de ce projet. Mon partenaire privé évidemment, mes amis, mes proches et mon employeur. Sans mon employeur, sans un certain nombre d’institutions, la ville de Sainte-Anne, tout cela n’aurait pas été possible. Je remercie tous les sapeurs-pompiers et en particulier les collègues les plus proches qui, en mon absence, abattent le travail que je devrais faire. Merci à eux. Merci aux sapeurs-pompiers de la Guadeloupe. »
Merci à vous aussi, Carl ! 

ILS ONT EXPRIMÉ LEUR FIERTÉ

Avec le parrain de son projet, le chanteur saintannais Misié Sadik.JPG

Misié Sadik, parrain du bateau Pèp Gwadloup : « Carl a démontré, encore une fois, son courage, sa grandeur d’âme. Il parle avec beaucoup d’humilité. On peut dire aujourd’hui que Carl est un grand Guadeloupéen. »

Avec son père Claudy Chipotel.JPG

Charlie Chipotel, père de Carl : « Je ne suis pas fier de la fierté des autres. Même quand c’est mon fils, il a le droit d’être fier. Et moi, je suis heureux qu’il soit fier »

Thibaut Vauchel-Camus aux premières loges.JPG

Thibaut Vauchel-Camus, skipper : « Il y a tellement de choses à faire en Guadeloupe pour valoriser cet environnement que l’on a, que ce soit, à la voile, en kayak, en compétition ou en loisir, en découverte… Ay si dlo, menné ti-moun a zòt, ay pwofité ! Bravo Carl ! »

Jean-Claude Nelson à la manoeuvre en l'absence du président de Région.JPG

Jean-Claude Nelson, chef de projet Route du Rhum, Région Guadeloupe : « La première traversée de l’Atlantique, on l’a fait dans les cales du bateau. Et aujourd’hui, on est passé de la cale à la barre, grâce à des Guadeloupéens comme Carl Chipotel. »

Avec son maire Chrisatian Baptiste 2.JPG
Christian Baptiste, maire de Sainte-Anne : « Quand tu es venu dans mon bureau et que tu m’as dit : " Je n’avais pas l’intention de faire la Route du Rhum. Je me suis décidé, parce qu’autour de moi un certain nombre de personnes voulaient relever le défi ". J’ai tout de suite compris que tu ne le faisais pas pour toi, mais pour la Guadeloupe et les générations futures »

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