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jeudi, 07 juin 2018 13:32

Let's go Willy !

Willy Bissainte est en route pour Lorient. Le skipper a fait son au revoir à la Guadeloupe le matin du 6 juin, devant un parterre d’enfants venus de collèges des 4 coins de l’archipel. Josette Borel-Lincertin, la Présidente du Conseil Départemental, principal partenaire du skipper,  était aussi présente sur le ponton de la Marina de Pointe à Pitre.

Une bonne soixantaine d’écoliers avait rendez-vous avec Willy Bissainte, quelques minutes avant son départ. Issus de plusieurs collèges de la région, les enfants ont eu l’opportunité de poser leurs questions au skipper qui va participer à sa 3ème Route du Rhum. Comment vit-il ses traversées?  Que mange-t-il ? D’où lui vient cette passion de la voile ? Des parfois questions intimes, mais aussi plus techniques.

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Willy Bissainte s’est prêté au jeu avec plaisir. Tel un conteur, le navigateur raconte ses exploits et son quotidien. Pour lui, la rencontre avec les collégiens, juste avant son départ, est source d’une belle énergie.

Bien entendu présente, Josette Borel-Lincertin a déclaré avec l’emphase qui la caractérise « Le conseil départemental se doit d’être au côté de Willy. Comme les enfants, nous avons eu les yeux écarquillés devant son discours et je voudrais que nous soyons nombreux à accueillir, ici même, un Willy Bissainte vainqueur. »

Le skipper de Baie-Mahault désormais paré pour se rendre à Lorient où, là-bas, il peaufinera son bateau et sa préparation de course. Il a profité des micros tendus pour donner quelques renseignements sur l’objectif de cette traversée en direction des côtes bretonnes. Il espère y arriver en 17 jours.

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Côté finances, la traversée est, elle, nettement moins tranquille. En effet, malgré les 100 000 euros de subventions financés par le Conseil Départemental, Willy Bissainte a lancé une campagne de crowdfunding pour boucler sa participation à la 11ème Route du Rhum.

Avant d’embarquer dans son monocoque de 50 pieds, répondant au nom de C la Guadeloupe, Willy Bissainte a promis à ses jeunes supporters qu’il donnera des nouvelles par mail chaque jour pour « vous dire si tout va bien. »

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Ils étaient une vingtaine de personnalités du monde économique guadeloupéen à s’être réunis au Yacht Club à Pointe-à-Pitre le jeudi 31 mai. Objectif : penser l’avenir économique de la Guadeloupe en se mettant d’accord, entre forces vives, sur une stratégie pérenne une meilleure compétitivité sur le marché caribéen.

C’est Willy Angèle qui ouvre la discussion et qui rentre direct dans le vif du sujet en donnant sa vision de la chose. « Pour l’heure, nous avons besoin d’un réseau fort. Il faut mettre en place un vrai capitalisme local. » Ça y est le mot magique est lâché, et Willy Angele s’en amuse et annonçant qu’il pouvait faire fuir les personnes présentes dans la salle. Mais il n’en fut rien, l’assistance n’a pas bougé, Victorin Lurel en tête. Puis l’ancien patron du Medef de Guadeloupe enchaîne, toujours avec la même clarté.  « Aux Antilles, nous n’avons pas de capital d’amorçage. Par exemple, les jeunes qui ont créé Google ont trouvé des capitaux tout de suite. » Il a pris le temps de bien décomposer chaque syllabe pour bien insister sur le « tout de suite ». Puis il a lâché « la bombe » de la soirée, qui ne sera entendu que d’une oreille du reste, « Lorsque l’on parle de développement, il faut accepter les risques. On parle d’investisseurs qui pourraient avoir 100 000 euros à perdre sur un pari. Le plus important, c’est le réseau et la compétence. C’est cela qui fait le business ! L’argent n’est qu’un outil pour y arriver. » Il a expliqué cela en sortie de réunion.

Une vision incisive et claire qui a trouvé une résonnance auprès de Claude Barfleur qui, très emporté, annonce, « Nous devons mettre en place un groupe de 5-6 personnes qui pourrait nous dire quelle structure il faut créer. Mais pour cela, il est important de structurer les fonds propres des entreprises guadeloupéennes. » L’élu de Pointe-à-Pitre veut en découdre et rappelle avec insistance une dead-line.

Après près de deux heures d’échanges, les acteurs ont prévu de se revoir, mais aucune décision n’a été prise dans la soirée.

Le 25 mai dernier, en Commission des Affaires Sociales, la ministre du travail, Muriel Pénicaud a donné son aval pour la mise en place d’un « Erasmus ultramarin » durant une période d’expérimentation de 3 ans.

mercredi, 30 mai 2018 16:17

Destination Guadeloupe

Principale actrice de la Route du Rhum, la Région Guadeloupe a présenté les skippers participants à la prochaine édition de la transat la plus célèbre du monde. La cérémonie a eu lieu en grande pompe, le mercredi 23 mai au restaurant du Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre. L’occasion pour Ary Chalus, d’encourager 5 des 8 participants guadeloupéens soutenus par la Région. Présentation des concurrents.

Le vendredi 18 mai au carrefour Beausoleil des Abymes a eu lieu le lancement des travaux de renouvellement de 17 km de réseau d’eau potable dans les Grands-Fonds Abymes. C’est une étape supplémentaire qui est franchie depuis le transfert du service d’eau potable des Grands-Fonds à Cap Excellence, et la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour renforcement et renouvellement de 17 km de réseau, décidé plus tôt par le Conseil Communautaire.

Cette opération est une des priorités du programme de travaux du plan d’urgence d’eau potable. Cela permettra de réduire les fuites et de gagner 530 000 mètres cube par an. « Une grande partie des réseaux d’eau potable des Grands-Fonds restent fuyards, le rendement de réseaux atteint à peine 50% : ce qui signifie que la moitié du volume d’eau acheté n’arrive pas au robinet des abonnés. L’absence de stockage n’offre aucune autonomie en cas d’intervention » détaille Eric Jalton, le Président de Cap'Excellence. Au total, ce sont 1200 clients qui sont concernés par ces travaux qui vont durer 11 mois.

Avec ces travaux, il y aura donc un impact attendu sur les tours d’eau qui doivent disparaître « d’ici 2020 » selon le Maire des Abymes. Ce dernier va même jusqu’à annoncer « qu’il n’y aura plus de polémiques sur l’eau à l’avenir, et nous en aurons pour 7 ans de travaux dont deux programmées dans le plan d’urgence de 71 millions d’euros. » Le Président de Cap Excellence, Eric Jalton, s’est montré très enthousiaste à propos des travaux prévus l’an prochain et qui devrait sonner la fin du plan d’urgence. Les chantiers sont denses. Ils comprennent le maillage du réservoir de Perrin et du réservoir de Boisvin, la mise en place d’un réservoir dans les Grands Fonds Abymes et la poursuite du réseau d’eau potable de Baie-Mahault. Un programme qui lui a permis de conclure : « Nous sommes dans l’action, dans le faire. »

Toutefois, ces 17 km de réseau à rénover représentent le plus gros chantier du plan d’urgence de 71 millions d’euros actés par les présidents d’EPCI en février dernier. Concernant le territoire de Cap Excellence, d’autres chantiers de ce plan d’urgence sont déjà en cours tels que la réhabilitation du réservoir de Budan à Baie-Mahault. Engagé sur tous les chantiers de l’eau, l’Office de l’Eau était présent au carrefour de Beausoleil. Rattaché au Département, il offre son expertise technique sur ce type de travaux. Par ailleurs, comme l’a rappelé Marcel Sigiscar, le président délégué de l’Office de l’Eau , « notre objectif est de rétablir la confiance entre l’usager et les élus en charge de la problématique de l’eau. »

Outremerlemag a rencontré la nouvelle députée de la Martinique, lors de son passage en Guadeloupe. L’occasion pour la Joséphienne de parler de ses engagements sur les dossiers urgents, de ses racines martiniquaises septentrionales mais aussi du renouvellement politique grâce aux femmes.

Elles s’étaient réunies en l’église de Saint-Pierre et Saint-Paul de Pointe-à-Pitre pour dire adieu à Mérita Félix. Les cuisinières de Guadeloupe ont rendu un dernier hommage à leur ancienne Présidente qui s’est éteinte le mardi 15 mai à l’âge de 72 ans. La cérémonie s’est déroulée dans une certaine intimité, avec seulement la famille et les amis et organisée par Rony Théophile, le vice-président de l’association des cuisinières de Guadeloupe.

Dans le pur respect de la tradition centenaire, les cuisinières étaient habillées en noir ou en blanc et ont fait une haie d’honneur à celle qui a été leur présidente pendant 8 ans (2006-2014).

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Ensuite comme pour toutes leurs sorties public, les cuisinières ont formé un cortège s’engouffrant dans les petites rues de Pointe-à-Pitre au son funéraire de tanbouchan conques et de chachas.

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Véritable patrimoine vivant, les cuisinières respectent un protocole rigoureux lors de toutes leurs sorties. Là, elles avaient mis leur tablier bleu marine avec les initiales du saint patron (voir encadré) le poisson et le gril, bordés de blanc. Chez les cuisinières tout est symbole.

Les plus illustres cuisinières, toutes de noires vêtues marchaient à reculons devant le corbillard, le buste penché en avant et en frappant des tasses en fer accrochées à un panier. Comme pour toute procession des cuisinières, elles ont à la main des tap-tap (ancien instrument d’appel des gens de maison) et des clochettes pour annoncer l’arrivée du convoi mortuaire. Cependant, contrairement à la fameuse fête des cuisinières du mois d’août, les paniers étaient vides.

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Ensuite le cortège s’est dirigé lentement vers le cimetière de Pointe-à-Pitre.

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Saint Laurent de Rome :

Homme d’Eglise du 3ème siècle après J-C, Saint-Laurent a subi la fureur de l’empereur Valérien qui l’aurait accusé d’avoir dilapidé les trésors de l’Eglise pour les pauvres et les nécessiteux. L’empereur l’a condamné à la torture et il mourut en martyr sur un gril. Durant son agonie, il aurait dit « Voici, misérable, que tu as rôti un côté, retourne-le et mange. » Depuis, il est devenu le Saint-Patron de cuisiniers.

Histoire des cuisinières :

Le 14 juillet 1916 est créer la Société de secours mutuel des cuisinières à la suite des difficultés rencontrées par une employée de maison pour organiser l’enterrement de son mari. Et cela fait plus de cent ans que cette mutualité dure et que ces femmes (et quelques hommes) perpétuent sans faillir le patrimoine culinaire et vestimentaire de la Guadeloupe.

 

L’association Arts au pluriailes espère lancer un nouveau mouvement culturel en Guadeloupe, celui des Créations Nomades. Le principe est simple, permettre à des artistes de sortir de leur discipline, de leur insularité, le temps d’un processus de création. La première nomade a eu lieu au mois d’avril à New-York dans le quartier de Brooklyn. Joelle Fifi, artiste Guadeloupéenne et présidente de l’association Arts au pluriailes, à l’initiative de ce projet, a donné rendez-vous au public le samedi 5 mai au Mémorial ACTe pour un retour d’expérience.

5 manches en 2 week-ends, le championnat de Guadeloupe de Voile Traditionnelle a pris un sacré coup d’accélérateur. Traditionnellement étalé sur 4 mois, ce championnat nouvelle formule voulu par la plupart des patrons de canots, a montré toute ses promesses avec des bateaux à portée de vue et des courses très nerveuses. C’est vers cela désormais que les patrons de canots veulent tendre. Terminé les grandes courses qui partent des Saintes pour arriver à Sainte-Anne où l’on voit les bateaux soit au départ soit à l’arrivée. Maintenant la voile traditionnelle est devenue une vraie “course de motos” avec des dépassements constants et de vraies bagarres lors du passage aux bouées.

Une nouvelle monnaie vient d’entrer en vigueur en Guyane. Le Kwak fait partie du vaste réseau de monnaie locale. Sur le marché depuis fin mars, cette monnaie parallèle vise à apporter un souffle à l’économie locale, sans toutefois se substituer à la devise européenne. « Ça reste une monnaie complémentaire » annonce Meryll Martin président de l’Association Kwak La Guyane (AKLG), porteur du projet. Il détaille : « C’est une monnaie d’échange et non pas du troc. 1 euro égal 1 Kwak. Cette monnaie n’a pas pour but de remplacer l’euro, elle amène de la résilience car lorsqu’il y a aura une dévaluation de l’euro cela permettra plus de stabilité ». Par conséquent, mieux vaut ne pas échanger son salaire en Kwak. D’autant que pour l’heure, vous ne pouvez retirer des kwaks que chez une trentaine de commerçants principalement basés Cayenne et sa région. « Les démarrages sont toujours prudents » concède Meryll Martin, « on a mis 3 ans pour sortir les billets, on n’a pas eu de subventions, on est juste une équipe de bénévoles. Mais maintenant que la phase de mise en circulation des billets est opérée, le prochain challenge est de bien marquer l’ancrage territorial et ça se fera grâce à des services civiques et l’accompagnement de professionnels »

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Meryll Martin (à droite) échangeant un petit giraumon contre des kwaks. © AKLG

Le socle social de l’Amazonie

Le nom n’a pas été choisi au hasard. En Guyane, le kwak est une galette de manioc (qui prend le nom de kassav en Guadeloupe et en Martinique) et le manioc est le socle social de toute l’Amazonie. Il faut donc voir cette monnaie comme le symbole d’un retour à l’échange à échelle locale. Mais pas que. L’utilisation du Kwak est l’affirmation d’un engagement politique pour des produits locaux. « Il faut presque le voir comme un label et non plus comme un billet » souligne Meryll Martin. Le Guyanais prend également exemple sur le Brésil voisin. « Dans une favela à Fortaleza, ils ont mis en place une monnaie locale complémentaire. Cela a permis de relocaliser les échanges. Car beaucoup d’habitants allaient dépenser leurs réals en dehors du quartier. L’utilisation d’une monnaie locale a permis une plus grande autonomie du quartier en plus de le valoriser économiquement. Pour nous c’est peut-être l’occasion de s’émanciper davantage. » Le président de l’AKLG n’est même pas hostile à une monnaie locale transfrontalière (Surinam, Guyane et Brésil), valorisant un véritable écosystème financier.

Comment trouver des Kwak et payer en Kwak ?

Chez des commerçants membres de l’association Kwak Lagwiyann, vous pourrez échanger des euros contre des kwaks. Mais avant de recevoir les « billets maniocs » il vous faudra adhérer à l’association et ainsi signer la charte de l’AKLG.

Le Kwak en quelques chiffres :

-    30 000 billets imprimées

-    60 adhérents à l’association pour le moment

-    Objectif : toucher les 22 communes de la Guyane.

L’exemple du Wir en Suisse :

Le Wir est une monnaie locale suisse, créée en 1934 pour pallier au krach boursier de 1929. L’existence de cette monnaie parallèle au Franc suisse dure depuis 80 ans et assure une certaine souplesse au fonctionnement d’ensemble de l’économie locale. Aujourd’hui, elle est mise en circulation par sa propre banque, la Banque Wir, et elle est utilisée par 60 000 entreprises qui l’utilisent comme unité de compte et monnaie de règlement.  

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